Ecosystème Renault: Le Maroc dans la cour des grands

Ecosystème Renault: Le Maroc dans la cour des grands

Le Souverain préside la cérémonie de lancement du nouveau projet «Ecosystème Renault»

Vendredi dernier à Rabat, un partenariat avait été scellé entre l’Etat marocain et le Groupe français Renault, sous la supervision de Sa Majesté le Roi. Issu de la Vision royale, le partenariat vise à « fédérer autour du constructeur français, un tissu de fournisseurs pour former un écosystème performant et une intégration plus poussée de la chaîne de valeur de l’automobile». Un tel projet confirme l’effort colossal engagé par le Maroc, sous l’impulsion de SM le Roi, pour le développement d’infrastructures logistiques adaptées et la promotion de compétences humaines au diapason des nouvelles exigences dans des métiers aussi pointus que l’aéronautique, l’électronique et l’automobile.

Ecosysteme-Renault-MarocRappelez-vous, nous vous en avions parlé dans nos colonnes il y a un mois de cela, lors d’une interview que nous avions effectuée avec Bernard Cambier, directeur des opérations de la région Afrique-Moyen-Orient et Inde de Renault.

Durant l’entretien qui nous avait été accordé (voir supplément automobile de ALM, 2ème semaine de mars), le numéro 3 de chez Renault laissait entendre qu’un «gros investissement se profilait pour le constructeur français au Royaume» et que des «surprises  seront bientôt dévoilées». Ce que M. Cambier voulait entendre par «surprises», c’est un investissement de 10 milliards de dirhams engagé au Maroc par Renault et ses fournisseurs, et qui, à terme, permettra de générer pas moins de 50.000 emplois permanents (soit le triple de l’effectif employé actuellement par le groupe).

La part de l’industrie automobile nationale augmentera de 9 points dans le PIB

La valeur ajoutée est considérable. Le nouveau projet de Renault apportera 9 points supplémentaires au PIB national, le faisant passer de 14 à 23%! Aujourd’hui, pour Bernard Cambier, l’accord paraphé vendredi dernier entre Rabat et le groupe au losange, s’apparente à «une belle aventure».

Selon lui, la convention signée «permettra de poursuivre la très belle histoire de Renault au Maroc». Pour le numéro 3, «le «Made in Morocco» que nous faisons (actuellement dans les deux usines de Renault au Maroc) est de grande qualité et au meilleur de la qualité de toutes nos usines (dans le monde)». Les accords signés avec le gouvernement marocain vont plus que doubler le chiffre d’affaires de Renault au Maroc avec, pour ce seul pays, un objectif de deux milliards d’euros dans quelques années. Pour rappel, la région «Afrique, Moyen-Orient et Inde» est le premier marché de Renault hors de l’Europe avec 360.000 unités et les ventes du constructeur français y ont progressé de 16,9% en 2015, avec de bons scores enregistrés, surtout au Maroc (+11,5% !). Des réalisations qui se verront tripler dans les années qui viennent.

Le Maroc rejoint le cercle fermé des exportateurs de moteurs

Le Maroc devient désormais exportateur mondial de moteurs. Il rejoint ainsi le cercle fermé des 31 pays qui peuvent se targuer de fabriquer des moteurs et de les exporter, devenant de fait le premier producteur de motorisations pour l’export de toute la région MENA. Pour Moulay Hafid Elalamy, ministre du commerce, de l’industrie, de l’investissement et de l’économie numérique, la convention actée vendredi dernier à Rabat générera une valeur ajoutée exponentielle pour le Maroc. Pour lui, «le secteur automobile marocain est en train de définitivement changer».

Et pour cause, le déploiement de ce nouveau projet produira un chiffre d’affaires additionnel de 20 milliards de dirhams par an, issu des achats de pièces fabriquées localement. Une situation à même de «booster» radicalement l’écosystème automobile marocain.

Provoquant un véritable «cercle vertueux pour l’industrie automobile marocaine», le montant des achats d’équipements fabriqués au Maroc se verra ainsi tripler. Quant au taux d’intégration locale, il sera porté à 65% (le double de sa valeur actuelle), «favorisant ainsi la montée en valeur dans les filières», déclare le ministre.

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