Embrayage : Ces gens qui freinent notre quotidien

Il est parfois des automobilistes à qui l’on aimerait bien descendre la vitre et conseiller de la sorte : «tu sais quoi, descends et pousses toi-même ta voiture, tu avanceras plus vite et tu économiseras ton carburant». Des conducteurs que l’on aurait presque envie de percuter par derrière, puis leur crier : «avance !». Ces gens-là, et ils sont –malheureusement– nombreux, font beaucoup plus que respecter les limitations de vitesse en ville, puisqu’ils roulent en moyenne à 25 ou 30 km/h. Or, le code de la route impose une vitesse inférieure à 60 km/h en milieu urbain. Avec ce petit billet, nous ne cherchons pas à faire l’apologie de la vitesse, mais juste tirer un coup de gueule sur ces gens-là qui nous freinent au quotidien. Des hommes et des femmes qui ont trop peur de l’accélérateur. Du coup, ils n’avancent pas. Ils rampent. Ils ne passent la troisième vitesse que lorsqu’ils sont sur l’autoroute. Et encore. Leurs moteurs et boîtes de vitesse doivent souffrir à force d’être en sous-régime… Ce sont des «conducteurs du dimanche», mais… tous les jours que Dieu fait. Pourtant, ils ont le champ libre. La voie royale, comme on dit. Mais ils préfèrent rouler au pas. Pourquoi ? Allez savoir. Peut-être ont-ils trop écouté le sketch de «L’auto-stoppeur» où Coluche dit : «Dites-donc à cette vitesse-là on n’est pas arrivés (…) comme ça si on a un accident on l’aura moins vite». Parfois, ils sont discrètement accrochés à leur téléphone portable. Du coup et en fait, ils font plus converser que conduire. Et si rien qu’ils roulaient en se rangeant sur le côté droit. Non, les Marocains aiment mordre. Mordre quoi ? La ligne médiane qui sépare chacune des deux files d’une même voie. Après eux, le déluge. Dans un rond-point, ils se mettent du mauvais sens pour finalement tourner vers l’autre côté. Non, franchement, ces automobilistes qui devraient créer «l’Amicale de l’escargot roulant» nous polluent l’existence et l’atmosphère. Car, à Casablanca, Rabat ou Marrakech, c’est eux qui ralentissent la circulation quotidienne aux heures de pointe. Et non pas le grossissement du parc national, contrairement à une fausse idée reçue. Le marché automobile n’est pas saturé. Loin de là, même. On se pose d’ailleurs des questions sur ce qu’il aurait été si tous les conducteurs avaient ce même comportement.

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