Embrayage : «Des trous, des trous et encore…»

Oui ! «Des trous, des trous et encore des p’tits trous», comme le chantait si bien Serge Gainsbourg dans le «poinçonneur des lilas». En fait, c’est le seul refrain qui nous vient à l’esprit pour illustrer le triste état de nos routes.
Nos trajets quotidiens et routiniers sont désormais devenus de véritables calvaires, pour, nous, automobilistes, comme pour l’engin qui nous octroie ce qualificatif. En fait, histoire de ménager un peu sa monture, notre objectif ne se limite plus à atteindre le lieu de travail, mais à éviter, autant qu’il se peut, crevasses, cratères et autres bosses qui agrémentent royalement notre bitume. Du coup, d’un statut de simples et paisibles automobilistes, ces derniers se sont désormais mus en de véritables «slalomeurs sur goudron»… Et quel goudron ! même pas du bon, du pur, du 100 % asphalte. Cette situation qui s’accentue aux lendemains des journées pluvieuses, remet au devant de la scène la médiocrité de l’infrastructure routière au Maroc.
Une question qui, telle une balle de ping-pong, se joue entre les wilayas (pour Rabat et Casablanca) et les communes, sur une toile de fond camouflant une insuffisance des crédits alloués, ou carrément des détournements de fonds publics. Mystère!
Une chose est en tout cas assez sûre : c’est que cet état de fait qui fait autant grincer les «politiques», qu’il ne nuit aux suspensions et aux pneus de nos quatre-roues, ne peut que réjouir un tant soit peu, les revendeurs de ces deux composantes principales qui relient une voiture au sol.
En moyenne, le prix d’un pneumatique neuf et de bonne qualité oscille entre 600 et 1200 DH, tandis que celui d’un jeu de deux amortisseurs varie de 1500 DH à 7000 DH (voire plus), selon qu’il s’agisse d’un train avant ou arrière, d’une voiture essence ou Diesel. C’est clair, il y a de l’oseille à se faire ! Certains, l’ont déjà compris et n’hésitent pas à proposer une multitude d’articles provenant directement de la contrebande, voire relevant d’une certaine contrefaçon.
La principale victime dans cette histoire et, là encore, Monsieur tout le monde.
Un conducteur, qui une fois de plus, comme quand il zigzague pour esquiver un nid de poule met sa vie et celles des autres en danger. Il est quand même malheureux de voir que de nos jours, une chaussée ressemblant à un tapis de velours soit encore un rêve inaccessible et quasi utopique…

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