Embrayage : Essence ou Diesel : Le choix deviendrait-il moins évident ?

D’accord, les chiffres du marché automobile marocain en 2007 sont là est montrent toujours une parité essence/Diesel favorable à ce dernier. Plus précisément, deux acheteurs sur trois ne jurent encore que par le mazout lorsqu’il est question de signer un bon de commande dans un showroom automobile. D’accord, le moteur Diesel est par définition plus sobre que son homologue à essence, surtout s’il profite de quelques raffinements technologiques telle qu’une rampe commune d’injection de dernière génération. D’accord, le prix du gasoil ordinaire (à taux de soufre d’environ 10.000 ppm) reste toujours un argument de poids pour l’automobiliste à budget très limité. On est bien d’accord sur tous ces points. Reste que plusieurs aspects sont à même de remettre en question l’évidence du choix pour le carburant à qui un certain Rudolphe avait donné son nom, il y a près d’un siècle. En effet, le Diesel – puisque c’est de lui qu’il s’agit – n’est plus aussi avantageux à la pompe qu’il ne l’était il y a quelques années encore. Le gap de prix entre un litre de sans-plomb et l’équivalent en gasoil 350 n’est même pas de deux dirhams. Pourquoi alors s’obstiner à acheter une automobile à moteur HDi, dCi, TDi, TDCi, CRDi, CDTi, JTD ou D-4D ? Cela, d’autant plus que beaucoup d’automobilistes roulent au gazole sans en avoir besoin. En clair, ils achètent des voitures avec lesquelles ils ne parcourent qu’une petite dizaine de milliers de kilomètres par an. Or, il est bien connu et admis que l’achat d’un véhicule Diesel ne se justifie pleinement que si son utilisateur parcourt au moins plus de 20.000 km par millésime. On sait aussi qu’à l’achat, une voiture Diesel coûte en moyenne 10 à 15% de plus que sa version équivalente (en puissance et en finition) en essence. La différence de prix se ressent également en après-vente. D’abord à travers les vidanges, leurs coûts et leurs intervalles. Ensuite, lors des grosses interventions réalisées après un kilométrage important (changement des injecteurs, de la pompe…). A cela, s’ajoute la relative fragilité de ces mécaniques dont les récentes technologies nécessitent un gazole propre et le plus désulfurisé possible. Certes, le mazout ordinaire est toujours accessible et disponible dans nos stations-service. Mais, pour qui et pour combien de temps encore ? Car, non seulement l’offre de modèles à moteur Diesel atmosphérique (compatible avec le mazout ordinaire) tend à disparaître du marché marocain du neuf, mais il faudrait aussi prendre en compte l’arrivée du gasoil à 50 ppm (particules par millions) dès le début 2009. Le 350 prendra alors la place et le statut du gasoil ordinaire qui, lui, pourrait purement et simplement disparaître. Et le sans-plomb dans tout cela ? Il n’est pas exclu qu’il devienne moins cher que le Diesel (à 50 ppm), ce qui lui redonnerait tout un intérêt aux yeux des acheteurs du neuf. Cela s’appelle tout simplement une revanche et elle aura bien lieu.

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