Embrayage : La consommation, un argument devenu omniprésent

La flambée des produits pétroliers n’est peut-être plus une question d’actualité, que ce soit au Maroc ou ailleurs. Pourtant, la consommation des véhicules n’a jamais été, autant qu’actuellement, une question régulièrement mise en avant.
En France par exemple, il n’y a pas une seule campagne publicitaire d’une voiture, qui n’affiche pas sa consommation. D’accord, ce type de mentions découle parfois d’une obligation légale, comme c’est le cas dans quelques pays de l’Union européenne.
Mais le constat est bien là : l’argument de la consommation de carburant est omniprésent dans la publicité automobile. Certains constructeurs en font parfois un peu trop, mais ils le font avec brio et de façon rigolo. C’est le cas de Citroën, dont l’un des spots télévisés pour la C3, diffusé l’an dernier, montrait son propriétaire narguant celui d’un 4×4 dans une station-service. On se souvient aussi de la pub de la Golf VI et ses séquences déroutantes, dont celle où l’on voit un ingénieur faisant le plein avec une pipette en verre. Une scène qui renvoie directement à la sobriété des moteurs Volkswagen en général et des TDI en particulier.
Dans d’autres cas, les marketeurs avancent un slogan qui aborde la question (de la consommation) de façon indirecte, mais avec suffisamment de crédibilité. C’est le cas des pubs de BMW, dont l’accroche «Moins d’émissions, plus de plaisir» vise à vanter les qualités du package EfficientDynamics. 
Tout cela, sans parler du fameux «Bonus Écologique» qui n’est en vigueur que dans quelques pays comme l’Hexagone et dont l’existence découle d’une volonté étatique, visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique.
Mais il ne faut pas se leurrer : il y a bel et bien une instrumentalisation –par les constructeurs automobile– des deux questions (écologie et consommation) à des fins purement commerciales.
Jusqu’où iront-ils dans ce délire communicationnel ? On verra bien. Mais avec le temps, ces arguments tomberont assurément en désuétude. Ce qui est sûr et restera toujours viable et pertinent, c’est qu’il y a bien d’autres qualités qu’une voiture doit avoir pour être «verte» dans l’esprit de son acheteur. L’habitabilité, le confort et surtout la sécurité sont autant de critères qui paraissent bien plus déterminants à l’achat d’une automobile neuve.

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