Embrayage : La Logan, pour qui et pourquoi ?

Plus qu’une certitude, c’est dans cette version dépouillée et en motorisation de base (1.4 l) que la Logan a initialement été pensée et «promise» pour 5000 euros sur certains marchés. Si l’on n’est absolument pas sûr de ce prix au Maroc, on l’est en revanche pour ce qui est de sa disponibilité en Europe Occidentale.
En effet, quelques jours avant l’ouverture du Mondial de Paris, est tombée, par la voix du P-dg de Renault, Louis Schweitzer, l’annonce de commercialiser la Logan en France et en Allemagne notamment. Coup de folie ou manoeuvre marketing, cette décision montre surtout que le constructeur est confiant quant à la viabilité de ce produit et vise ainsi à faire taire certaines mauvaises langues (émanant bien évidemment de la concurrence) selon lesquelles la Logan serait un véhicule plutôt «médiocre» et donc uniquement réservé à la clientèle des pays pauvres. Que nenni ! Les essais accomplis par nos soins, ainsi que par d’autres journalistes spécialisés de renom, ont bel et bien démontré que la Logan a de sérieux atouts. «Fiable, moderne et accessible», tels sont les trois axes qui ont prévalu à sa conception, selon les dires des responsables du projet. Pour les deux première caractéristiques cela se vérifie en tout cas…
En terme d’image, faut-il rappeler que, bien que ce ne soit pas encore le cas au Maroc, la marque Dacia se vend assez bien dans plusieurs pays satellitaires de la Roumanie, comme en Turquie où elle détient actuellement plus de 30% de part du marché des voitures de tourisme. Mais c’est surtout dans son pays où le label roumain fait un tabac. Ainsi, lors de sa première journée de commercialisation en Roumanie, la Logan a enregistré plus de 11.000 commandes ! Cet engouement pourrait être au même degré lors de son démarrage dans les autres pays auxquels la Logan est particulièrement destinée (Iran, Colombie, Maroc et Russie), mais dans une moindre mesure dans le restant des 35 marchés où elle sera disponible. Par ailleurs et pour ceux qui ne le savent pas encore, la Logan ne se contentera pas uniquement de relancer Dacia à l’échelle mondiale et à donner un sens à son rachat par Renault. Cette berline devrait également permettre au groupe Renault-Nissan de se développer sur le plan international et de voir se réaliser ses ambitieux objectifs de croissance. A savoir, une production annuelle de 4 millions de véhicules à l’horizon 2010, dont une part de 18 % constituée par la Logan. Plus qu’un beau pari, la Logan est, comme l’a plusieurs fois mentionné le P-dg de Renault, «la voiture de tous les défis». Un défi, avant tout, économique, mais qui pourrait bien voir dans le marché chinois, un effet catalyseur, pour ne pas dire accélérateur. Le temps nous le dira…

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