Embrayage : La «voiture plaisir»

Peu de gens y prêtent attention, mais à ses balbutiements l’automobile était… sans toit ! En effet, à vapeur ou essence, ces premières voitures qu’étaient les Daimler, Dion-Bouton et autres Ford T se contentaient de transporter l’homme, mais autant dans un souci d’utilité que dans un esprit d’agrément. Le cabriolet renvoie donc indubitablement aux premières heures de l’automobile. Et il faudra attendre les deux guerres mondiales pour voir celle-ci se couvrir d’un pavillon dur, histoire de mieux isoler ses occupants. Viendra ensuite l’ère des petits roadsters : les années 60 avec leur lot de petites barquettes pourvues d’une capote souple. Une tendance remarquablement suivie par les constructeurs européens : MG et Triumph en Angleterre, Alfa Roméo et Fiat en Italie, ou encore Renault et Citroën en France.
Aujourd’hui, et depuis longtemps déjà, les cabriolets sont devenus une espèce à part, à ranger dans un certain registre: des autos synonymes de sportivité, de luxe et parfois d’exception. Il y a, certes, l’aspect «frime» qu’il ne faut quand même pas nier et qui se traduit souvent par la fameuse position de conduite : main droite sur le volant, bras de l’autre débordant de la portière. Les moins exhibitionnistes préféreront remonter les vitres, se contentant d’apprécier la conduite, cheveux au vent. C’est peut-être une question d’âge… Les plus timides eux, n’hésiteront pas à recouvrir leur découvrable pour ne pas rester livrés aux regards de tous, avec au passage, la mise en marche de la climatisation.
Mais avant tout, rouler à l’air libre est une affaire de plaisir, une toute autre ambiance, bien plus enivrante que de se retrouver confiné dans un habitacle clos.
C’est indéniable : une voiture sans le haut pousse le sentiment de liberté à son paroxysme et procure plus de bonheur à ses occupants tout en émerveillant les autres. Qui de nous n’a jamais rêver d’avoir un cabriolet? Une monture au capital séduction garanti, quand bien même ses facettes de style n’auraient rien d’époustouflant. Cependant, les cabriolets comme leurs cousins dont ils dérivent souvent (les coupés), sont actuellement minoritaires sur des marchés comme le nôtre. Et pour cause, outre leurs tarifs rarement attrayants, ils subissent de plein fouet la déferlante des 4×4 de loisirs et -dans une moindre mesure- la vague (montante) des monospaces compacts.
Deux autres familles de véhicules qui incarnent pleinement l’envie de se différencier, sortir du lot, bref, «rouler différent». Dommage, car ces voitures élégantes et si légères d’esprit méritent plus d’engouement de la part du public, quitte à se tourner vers le marché de l’occasion.

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