Embrayage : Les chinoises et la sécurité, bientôt un vieux cliché

Landwind, Chery, Great Wall, Hafei, BYD… les voitures chinoises sont de plus en plus présentes au Maroc. Elles font partie de la réalité du marché automobile, de son incessante diversification et surtout de son – fort – potentiel de croissance à moyen et long termes. Mais aujourd’hui plus qu’hier, et probablement moins que demain, leur niveau sécuritaire est toujours pointé du doigt. A ce niveau du débat, la question à se poser est : par qui est principalement remise en question la sécurité des voitures chinoises ? Réponse : l’Europe, ses institutions et tout le lobbying entretenu au profit de ses constructeurs automobile. En effet, prétextant que ces voitures ne sont pas au niveau des normes de sécurité européennes, l’Union européenne retarde autant que possible l’introduction des marques chinoises sur les marchés du Vieux Continent. Or, son objectif n’est autre que de protéger son industrie automobile. Mais pas rien que l’UE. L’autre lobby entrant en jeu est celui des professionnels du véhicule d’occasion. Celui-là même qui, sans honte ni scrupule, avait fait échouer et renverser une Logan dans un test routier (dit la «baïonnette»), après lui avoir monté une roue de secours galette ! Déloyal. Il n’était d’ailleurs pas étonnant que ce soit l’ADAC, un organisme allemand qui ait effectué (et médiatisé) ce «faux ratage», tout comme il (l’ADAC) avait bidouillé les crash-tests du 4×4 Landwind, envoyé au mur, beaucoup plus vite que les 64 km/h habituels. Pourquoi l’ADAC, car l’Allemagne reste l’un des gros bastions européens de l’automobile d’occase.  Et les Chinois dans tout cela ? Conscients de leur mauvaise réputation en Occident, les constructeurs automobile de l’Empire du Milieu s’activent à améliorer la sécurité de leurs modèles. C’est même une obligation légale, imposée par le gouvernement de Pékin, dans le cadre de sa politique de mise à niveau de l’industrie automobile. Faut-il le rappeler : avant de pouvoir s’exporter vers un pays européen, toutes les voitures chinoises ont désormais l’obligation de subir une batterie de crash-tests locaux et notamment les très sévères C-NCAP. Disons-le sans vergogne : l’automobile chinoise n’est pas un danger. Elle accuse juste un léger retard par rapport à ses rivales coréennes, européennes ou japonaises, qui offraient le même niveau sécuritaire qu’elles il y a quelques années encore. Les archives (récentes) de l’EuroNCAP sont là pour le prouver : les Honda Jazz, Fiat Panda, Kia Picanto, Renault Clio II et autre Chevrolet Aveo sont autant de modèles n’ayant décroché que 3 ou 4 étoiles aux crash-tests dudit organisme. Et si l’on prend une citadine chinoise comme la F1 de BYD, elle devrait, en cas de choc frontal, réagir de façon quasiment similaire à une citadine européenne de gabarit équivalent, telle que la Smart Fortwo. Une micro-citadine pourtant vendue et plébiscitée sur plusieurs marchés occidentaux, y compris aux USA. Alors, où est le mal ?

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