Embrayage : Renault devient «proche, fiable, enthousiaste»

Ce n’est peut-être qu’un détail pour beaucoup de gens, mais il n’aura pas échappé aux plus avertis par rapport à la question automobile. Depuis quelques mois maintenant, toutes les pubs télévisées de Renault s’achèvent uniformément sur un fond d’écran noir, avec pour seuls éléments: le losange, souligné de l’inscription «Renault». Mais où est donc passée la traditionnelle signature de Renault ? Ne cherchez pas plus longtemps pour comprendre, car celle-ci (la signature) est tout simplement en cours de renouvellement. Ainsi, après «Avec Renault, on est en confiance», puis «Renault, des voitures à vivre», le «Créateur d’Automobiles» changera de slogan dans les semaines qui viennent. Ses têtes pensantes du marketing et de la communication travaillent actuellement dur pour «pondre» une devise basée autour de trois thèmes : proximité, fiabilité et passion. Encore secrète, la nouvelle signature sera bientôt dévoilée, peut-être même à l’occasion du Salon de Genève, en mars prochain. En attendant, en interne et dans toutes les filiales de Renault, on parle déjà de «Renault: proche, fiable, enthousiaste». Trois mots éloquents et assez forts pour interpeller et marquer les esprits. Du jeune passionné jusqu’à l’acheteur potentiel. «Proche, fiable, enthousiaste». D’un œil critique –mais objectif – on ne peut qu’apprécier cette nouvelle orientation de Renault et qu’incarnera chaque voiture de sa gamme. Trois mots qui laissent deviner les futurs axes majeurs de la communication du losange. Mais surtout, trois mots pour dire que c’est une nouvelle ère qui commence pour Renault après quasiment une décennie (1995-2005) de déboires plus ou moins graves d’un modèle à l’autre. Des années que l’on pourrait qualifier de «chaotiques» si l’on s’en tient aux bilans de fiabilité (assez négatifs) des modèles de l’ancienne gamme de Renault. Des soucis mécaniques sur les moteurs Diesel de la première Mégane et de la Clio II (le 1,9 DTi en particulier), jusqu’aux dérèglements électroniques de la précédente Laguna (II, phase 1) et sa carte d’accès et de démarrage.  Aujourd’hui, s’en est fini avec tout cela, «Dieu merci» devrait-on dire du côté de Boulogne-Billancourt, là où siège Renault. Excédé par une qualité en chute libre sur les Renault d’il y a quelques années, Carlos Ghosn avait inscrit le mot «qualité» en lettres d’or sur le plan stratégique de la marque, le «Renault Contrat 2009». D’accord, la pression mise aux employés du Technocentre a poussé le stress à son paroxysme dans l’esprit d’une très faible minorité, mais les résultats sont là, bons et flatteurs. La Clio de troisième génération fait partie des meilleures productions qualitatives dans l’histoire de Renault. Elle s’est même permise le trophée de «Voiture de l’Année 2006». Un luxe ! Quant à la Laguna III, elle commence à récolter les fruits de toute une action menée en amont, quatre mois après sa commercialisation dans le monde. Entre appréciations positives des propriétaires et premiers trophées, la familiale de Renault s’est déjà bâtie une forte image. Cela mérite d’être souligné. Et avec la future signature, le rappel de la qualité comme point fort sur la nouvelle gamme de Renault sera désormais permanent.

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