Essai Abarth 500 : L année des scorpions au Maroc

Essai Abarth 500 : L année des scorpions au Maroc

Après le groupe mythique qui s’est produit il y a quelques jours à Mawazine, c’est au tour d’un autre scorpion de faire sensation auprès du public marocain. Après avoir impressionné les visiteurs lors de la dernière édition de l’Auto Expo, Abarth nous a donné rendez-vous sur le circuit de Marrakech, quoi de plus normal pour une marque qui a plongé dans la course dès sa création. C’est par une matinée ensoleillée mais assez fraîche pour cette période de l’année à la ville ocre que l’équipe Fiat présentait son dernier bébé venimeux dont les piqûres laisseront une trace sur vous pour toujours. Après un bref mot de Marco Tronchi, le PDG de FGAM, qui revient, entre autres, sur un mois de mai exceptionnel pour le groupe comme pour les autres importateurs nationaux, Adil Taïr, directeur marketing FGAM, prend la parole pour expliquer les raisons de l’importation de la marque au scorpion qu’il a d’ailleurs résumées en une célèbre phrase de Karl Abarth : «Nous vivons sur une terre d’art et d’élégance. Nous aimons les belles choses». Avant de prendre le volant, un petit briefing d’Alain Glazot sur les bases de la conduite sur circuit rappellera à plus d’un que notre comportement quotidien au volant est loin d’être le bon. Il est temps d’appliquer tout cela ! Comme pour beaucoup de lancements du groupe FGAM, de belles GT sont là pour accompagner la petite dernière. La F430 était de la partie, sans oublier la 8C Competizione. Mais celle sur qui les yeux étaient rivés est bien évidemment la petite Abarth 500. L’allure générale est connue de tous, mais nombre d’éléments la distinguent de la Fiat 500 et la confortent dans son statut de sportive. A commencer par le logo du scorpion que l’on retrouve un peu partout, sur la calandre, la poupe et sur les côtés. Intégrant un large aileron arrière et un double tuyau d’échappement, l’Abarth 500 a eu droit à des pare-chocs adaptés à ses propres besoins en accord avec sa personnalité explosive. Avant d’aller avaler le bitume, quelques minutes à bord pour se familiariser avec la petite bête et écouter les dernières instructions du moniteur. Dès qu’on monte à bord, on se retrouve dans un univers de course avec, tout d’abord, des sièges baquets dont les appuis-tête et les supports latéraux nous prouveront leur efficacité plus tard sur le circuit. Les surpiqûres en rouge présentes sur les sièges en cuir noir sur notre version d’essai sont juste mortelles. Le pommeau du levier de vitesses en cuir tombe parfaitement en main et le petit volant laisse apparaître un tableau de bord sur lequel on verra l’aiguille des tours/min s’affoler par la suite alors qu’à gauche, emprunté au monde de la course, un manomètre analogique mesure la pression du turbo. Vient enfin le moment de démarrer et d’affronter les virages serrés du circuit de Marrakech, pour cela le petit gabarit de l’Abarth 500 est un réel avantage, mais elle dispose de bien d’autres atouts. Sous le capot, c’est le 1,4 à turbocompresseur de 135 ch et 206 Nm qui anime l’italienne. Grâce à son poids léger, les performances sont au rendez-vous avec une vitesse max de 205 km/h que nous n’avons pas pu atteindre, mais il faut dire que les sensations étaient au rendez-vous. Freinage dégressif dans les virages, reprise et accélération dans les lignes droites, l’Abarth 500 fait honneur à ses ancêtres qui étaient spécialement conçus pour la course. Elle doit ce comportement, entre autres, au TTC (Torque Transfer Control) sans oublier l’ESP. Ces aides à la conduite, l’autre Abarth, présente sur le circuit, n’en dispose pas. Cette autre sportive portant le sigle du scorpion est l’Assetto Corse qui est exclusivement dédiée à la course. Cette version qui développe 190 ch pour un couple de 300 Nm ne se laisse dompter que par les pilotes les plus habiles et pour cette présentation à Marrakech, c’est Alain Galzot de Prodrive qui a pris les commandes et a offert à chacun des journalistes présents un baptême de piste décoiffant. Grâce à ce lancement, FGAM offre aux fans d’Abarth la possibilité d’acquérir la petite sportive à partir de 249.000 DH alors que la Punto peut être commandée. Le moins que l’on puisse dire est que le scorpion a piqué et cela risque de faire très mal !

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