Essai Exclusif Lamborghini Aventador LP 700-4

Essai Exclusif Lamborghini Aventador LP 700-4

Dans toute Corrida, il y a bien évidemment le Matador mais dans ce cas même le plus hargneux ne pourrait parvenir à la mise à mort de celle qui a emprunté son nom au célèbre et plus brave taureau qui a été abattu en 1993. Elle c’est la Lamborghini Aventador.

En même temps un taureau à la tête de 700 chevaux, ça ne peut qu’être prometteur. Nous l’avons vu à l’œuvre sur plusieurs vidéos sur internet, mais grâce à une âme des plus charitables, qui a préféré rester discrète, nous avons, non seulement pu l’approcher de près, nous avons surtout eu l’occasion, que dis-je, l’immense plaisir d’en prendre le volant. Pour un essai pareil, inutile d’être à l’affût de la moindre petite bête, il faut juste profiter de l’instant. Et quel instant ! 

La descendante de la fameuse Murcielago, qui se passait de l’ESP, avait pour mission de conserver ce côté bestial qui a fait le succès de ses aïeules tout en se pliant à quelques impératifs technologiques à laquelle il est impossible d’échapper de nos jours. Pour cela, Lamborghini est reparti d’une feuille blanche avec un résultat des plus réussis avec le succès qu’on lui connaît depuis sa présentation officielle. 

Il faut dire que ce n’est pas tous les jours que l’occasion de prendre en main une Lamborghini Aventador se présente, alors quand cela arrive quoi que vous fassiez et où que vous soyez vous répondez à l’appel de cet irrésistible et impressionnant taureau au sang bouillant. Il suffit de s’en approcher pour sentir sa force et son aura grâce, notamment, à ses lignes aussi torturées que son conducteur devant respecter les limitations de vitesse, mais qu’importe, on veut bien vivre ce genre de frustration. 

Comme toute Lamborghini qui se respecte, et qui fait rêver surtout, l’Aventador est sculpturale  avec des surfaces lisses et tendues créant ainsi un jeu d’ombres et de lumières à l’image de l’humeur de l’italienne qui peut rapidement basculer du côté sombre. Ce qui n’est pas pour déplaire ! A la recherche d’un coefficient aérodynamique à la hauteur de ses ambitions, plusieurs ajustements ont été faits, notamment la superficie du toit et sa nouvelle géométrie. 

A l’avant, la puissance transparaît à travers une sorte de flèche dont la pointe n’est autre que l’emblème de Lamborghini. Avec une voiture pareille, tout est démesuré et ce ne sont pas les prises d’air impressionnantes qui diront le contraire. Les flancs qui peuvent donner l’impression d’être interminables, se distinguent, notamment, par une ligne de toit extrêmement basse et deux bandes qui confirment l’élégance de l’italienne. L’arche de roue avant est soulignée par la première bande alors que la seconde s’étire sur toute la longueur du flanc.

Que ce soit à l’avant ou à l’arrière, la signature lumineuse de l’Aventador est plus unique que jamais et reconnaissable à des années lumières. Mais la partie la plus captivante c’est tout naturellement l’espace vitré à l’arrière qui laisse apparaître le tonitruant V12, qui nous offrira des sensations hors normes par la suite. Les Lambo doors créant toujours une certaine fascination s’ouvrent pour nous plonger dans un monde parallèle emprunt de sportivité et où aucun faux pas n’est admis. 

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’habitacle de l’Aventador est spacieux. L’intérieur où technologie, luxe et sportivité se marient parfaitement, s’est également inspiré du monde de l’aéronautique, les différentes commandes sont là pour le rappeler. Installés dans un siège Sport, bien évidemment, en cuir nous nous sommes retrouvés face à un impressionnant tableau de bord dominé en son centre par un compte-tours dont la zone rouge se situe peu après 7500 tr/min (selon le mode de conduite adopté).

La console centrale regroupe les différentes commandes dont la radio, la navigation ou encore la climatisation mais nos yeux sont tout naturellement attirés vers ce couvercle rouge qui cache le bouton de démarrage. Un bouton qui par une simple pression réveille la bête. Voilà enfin le moment qu’on attendait ! A ce moment tous nos sens sont au garde à vous, ce genre de voitures de ne se conduit pas avec les mains ou les pieds mais avec son âme. Le siège bien réglé, notre position de conduite est bien évidemment basse mais n’altère en rien la visibilité. Le volant en main, les énormes palettes s’imposent à nous. Ayant le choix entre les 3 modes Strada, Sport et Corsa, nous optons pour le premier le temps de nous familiariser avec l’italienne. C’est tout de suite le coup de foudre et quelques à-coups, tout naturellement. 

Le V12 se manifeste vocalement laissant s’exprimer ses 700 chevaux qui obéissent sans trop rechigner à la boîte de vitesse manuelle robotisée (ISR). En effet, les ingénieurs Lamborghini ont préféré opter pour une boîte mono embrayage pour un souci de poids, raison qui les a également poussés à opter pour une carrosserie monocoque en fibre de carbone. Résultats des courses, une voiture légère, agile mais bien campée sur ses roues en toutes circonstances. En optant pour le mode Sport, le taureau devient plus agressif que ce soit au niveau du son ou du comportement. Sur autoroute, le pied droit ne peut résister à l’appel de la cavalerie qui se sent sous-exploitée, son souhait a été exaucé en partie alors que le nôtre l’a été au moment où nous l’avons vu approcher. Pour le mode Corsa, bien que la tentation ait été grande, nous n’avons pas osé le déclencher en même temps c’est sur circuit qu’il est le plus approprié. 

Ce n’est pas pour rien que les clients de la marque doivent passer un stage de pilotage pour dompter la bête. L’exercice du 0 à 100 km/h est annoncé dans la fiche technique à 2,9 s, ce qu’on peut vous assurer c’est que ça va tellement vite que nous n’avons pas pu vérifier et encore moins les chiffres de consommation annoncés. Il faut dire que notre esprit était ailleurs, dans un monde parallèle, celui de la sportivité, de la perfection et du rêve. 

C’est sûr qu’après un moment pareil, difficile de retourner à la réalité mais quoi qu’il en soit l’image et chaque détail (le V12, les commandes, le regard, la silhouette…) de l’Aventador nous obsédera des jours et des jours durant.

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