Essai Renault Twingo : «Sourire pour être belle»

Essai Renault Twingo : «Sourire pour être belle»

Bien qu’elle ne soit pas loin de fêter ses 20 ans d’existence, la Renault Twingo en est seulement à sa seconde génération. Lancée en 1993, elle a su user de ses charmes pour séduire plus de deux millions d’acheteurs. Avec un tel succès, il est sûr que le renouvellement devient difficile. Le lancement de la 2ème mouture en 2007 a laissé sceptique les adeptes de la petite grenouille de Renault. Pour rectifier le tir, elle a eu droit à un restylage en profondeur et devient la première voiture de série à arborer la nouvelle identité visuelle de la marque au losange. Lancée sur notre marché, à l’Auto Expo de Casablanca, nous avons eu l’occasion de la tester pendant quelques jours. Nous avons été surpris. Agréablement ? Vous le découvrirez un peu plus loin.
Pas facile de renouveler un best-seller tel que la Twingo mais au bout de 14 ans de carrière il en était plus que temps. Les fans inconditionnels de la petite française n’ont pas été aussi séduits par la seconde génération que par la première. Pour rectifier le tir, Renault a offert à sa légendaire grenouille un profond restylage qui a repris nombre d’éléments apparus sur les derniers concepts de la marque, notamment le DeZir et qui préfigurent la nouvelle identité visuelle des modèles futurs de Renault. Il faut dire que Laurens Van Den Acker n’a pas fait les choses à moitié et a su redonner à la Twingo, la bouille sympa qui plaît tant au public. Une sympathie dont nous avons eu la preuve vivante à chacun de nos passages que ce soit dans les grandes artères ou les petites ruelles où les passants ne pouvaient s’empêcher de sourire, allant jusqu’à nous confier à un arrêt : «C’est la voiture du bonheur?». Il est vrai que dans sa robe bleu bermudes, elle ne passe pas inaperçue et attire tous les regards.
A l’avant, la phase 2 de la Twingo se veut plus souriante que sa devancière et arbore une face complètement nouvelle. En effet, elle a eu droit à une nouvelle calandre en laqué noir qui rappelle bien évidemment un certain DeZir et qui met particulièrement en évidence le losange de Renault. Elle doit également son sourire  à ses nouveaux phares et surtout à ses antibrouillards, placés juste en dessous, ronds et cerclés de chrome.  Autant dire qu’elle mise tout sur le regard pour séduire une clientèle principalement féminine surtout dans des couleurs comme celle de notre véhicule d’essai. Gardant les mêmes dimensions que sa devancière, la Twingo resytlée, a également conservé son profil qui donne pourtant l’impression d’être changé grâce à ses nouvelles teintes notamment. L’arrière a, aussi, été revu avec de nouveaux feux scindés en deux qui lui donnent une signature lumineuse qui la distingue de ses concurrentes, qui se font de plus en plus nombreuses. Pour un côté plus aérodynamique, un béquet, discret, lui a été greffé. Il faut avouer que ce passage entre les mains de Mister Van Den Acker lui a fait un bien fou et forcément quand on se sent belle, tout le monde le remarque !
A l’intérieur, la Twingo confirme sa «joie de vivre» avec plusieurs touches de couleur sur la planche de bord et une sellerie  baya claire avec des touches de vert qui vous plongent dans une ambiance chaleureuse dès l’ouverture de la portière. La console centrale light est agréable et les quelques commandes au volant sont suffisantes pour gérer ce qui est le plus utilisé par les conducteurs, notamment, la radio et le téléphone. Tout comme sa devancière, la Twingo fait honneur à sa réputation qui la dit spacieuse. Comme quoi on peut faire 3,63 mètres et savoir accueillir ses passagers arrière principalement, comme il se doit. En effet, grâce à ses deux sièges coulissants, l’espace aux genoux est surprenant mais l’espace dans le coffre s’en retrouve, du coup, réduit. Pour les voyages à deux par contre, les sièges arrière rabattables en portefeuille vous offriront un volume de chargement de plus de 900 dm3.
Testée en ville et sur autoroute, la Renault Twingo a montré qu’elle pouvait s’adapter à toutes les situations avec une certaine préférence pour les milieux urbains. Dans les petites ruelles, elle se montre particulièrement joueuse et se faufile partout grâce à son petit gabarit. Animée par le 1,2  de 75 ch qui est couplé à une boîte longue à 5 vitesses, la petite française vise tout d’abord la réduction de la consommation et des émissions de C02 et il faut dire qu’avec un cycle mixte de 5,5 l/100 enregistré lors de notre essai, c’est une mission accomplie. Sur la route par contre, le moteur peut se montrer bruyant et pour les longs trajets c’est loin d’être agréable. Mais cela est loin de nuire à sa vocation principale ceci dit.
Destinée aux femmes dynamiques qui n’aiment pas passer inaperçues, la Renault Twingo a plus d’un tour dans son sac pour séduire un public hétérogène. Pour finir sur une note joyeuse à l’image de notre essai et pour reprendre les paroles d’un passant précité, est-ce vraiment la voiture du bonheur ? En tout cas elle a su redonner le sourire à bien plus d’un !

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