Essai Renault Zoé : Et le silence fut !

Essai Renault Zoé : Et le silence fut !

Voici un véhicule que l’on croise rarement dans nos contrées, mais qui pourrait très bien se démocratiser massivement dans les années qui viennent.

Et pour cause, le Maroc est ancré sérieusement dans la réduction des gaz à effet de serre et dans la protection du climat. Tellement ancré qu’il a déclaré vouloir réduire ses émissions de 32% à la dernière conférence sur le réchauffement climatique (COP21) tenue à Paris. Ce qui pourrait faire radicalement changer nos habitudes de consommation. A cette fin, la Renault Zoé semble représenter une alternative intéressante. La marque au losange se penche d’ailleurs sérieusement sur l’amélioration de l’autonomie de ce véhicule 100% électrique, mais aussi sur la mise en place d’infrastructures de recharge au Maroc. Il faut dire que Renault est le constructeur tricolore le plus investi dans cette course aux watts.

Welcome to electric ladyland !
La Zoe n’est même pas encore arrivée à mi-carrière qu’elle s’offre déjà un important refresh technique. Depuis mars dernier, la citadine électrique de Renault s’est dotée d’un tout nouveau moteur, 100% développé en interne à l’usine historique de Cléon, non loin de Flins où est assemblée la Zoe, et que nous avons eu le plaisir de visiter. Au programme donc, une meilleure autonomie et une recharge plus rapide pour cette nouvelle mouture. Le groupe Renault a d’ailleurs dépensé pas moins de 4 milliards d’euros dans le tout-électrique. Deux ans à peine après sa sortie, la petite gagne donc une nouvelle version R240 destinée à élargir sa clientèle, mais aussi son rayon d’action. Autrement dit, Zoé voit son autonomie augmenter de 30 km, et peut désormais parcourir les 240 km en cycle mixte. Le nouveau bloc synchrone à rotor bobiné qui l’équipe, développe toujours la même puissance de 65 kW (88 ch) et 220 Nm de couple dès 250 tours/min. Toutefois, il délivre un meilleur rendement grâce à un poids en retrait et une plus grande compacité (-10 %).

Bouille sympathique

Avant de se mettre devant son volant, faisons le traditionnel tour de propriétaire autour du véhicule. Côté esthétique, aucune évolution stylistique n’accompagne le déploiement de ce nouveau moteur. La Zoe garde le même look, toujours aussi agréable à regarder. Les jantes alliage 16 pouces sont de série sur la finition haute Intens. La longueur reste inchangée à 4,08 m, soit 2 cm de plus qu’une Clio. La Zoe se reconnaît toujours autant à ses feux et touches de chrome bleutés. Le blanc lui sied ! À l’intérieur, on retrouve une ambiance feutrée avec des matériaux clairs. La tablette R-Link est de série sur toutes les finitions, et le tableau de bord numérique permet de gérer la conduite en indiquant par des changements de couleur si l’on est gourmand ou pas en watts. L’habitabilité est bonne, même aux places arrière. Le volume de coffre reste intéressant avec ses 338 litres. Les équipements ne changent pas et la gamme reste articulée autour de trois finitions : Life, Zen et Intens. Renault propose une offre en location longue durée de 60 mois à hauteur de 5.333 DH.

Le silence est d’or !

Nous essayons de démarrer la voiture, et là surprise, car elle était déjà démarrée ! Le silence est d’or à l’intérieur comme à l’extérieur ! Aucun bruit, vibration ou rossignol ne vient perturber notre quiétude. «C’est dangereux pour les piétons une voiture qui ne fait aucun bruit», me diriez-vous ? Eh bien Renault a pensé à tout : lorsque l’on franchit une certaine vitesse, de petit haut-parleurs présents dans la voiture propagent un bruit de moteur afin que les piétons fassent attention. Ludique et agréable à piloter, la Zoe accélère fort au démarrage, et ce grâce à son couple disponible dès les premiers tours de roues. La boîte de vitesses est extraordinaire, puisqu’elle fonctionne sans le moindre accoup.

Destinée à un usage essentiellement urbain (et périurbain), la Zoé délivre une vitesse maximale de 135 km/h. Il est possible d’augmenter l’autonomie en pressant le bouton «éco», qui limite la puissance et réduit la climatisation ou le chauffage. La tenue de route est excellente, de même que l’insonorisation est remarquable : l’absence de bruit de moteur n’étant pas remplacée par les bruits de roulement ou d’air, qui sont très bien maîtrisés. En somme, l’agrément de conduite reste tout simplement bluffant et bat à plate couture ce que peuvent donner les voitures thermiques. Alors, quand déciderez-vous de passer à l’électrique ?

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *