F1 : Fernando Alonso chez McLaren en 2007

F1 : Fernando Alonso chez McLaren en 2007

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Même si ces derniers temps, il paraissait de plus en plus probable que le plus jeune champion de l’histoire quitte Renault, le constructeur qui l’a fait, l’a mené à la victoire ces dernières années, au titre mondial cette saison. «Cela faisait un moment que l’on sentait qu’il voulait partir», reconnaît-on chez le constructeur français.
Ainsi, Alonso n’avait-il fait aucun effort pour les célébrations du titre, refusant même de prolonger de quelques jours son séjour à Paris pour participer au stade de France à la fête de la «course des champions» dont Renault était partenaire. Alonso semblait furieux de ne pas voir ses émoluments (estimés à 10 millions d’euros l’an) revus à la hausse après son titre. Renault était inflexible.
«Je regrette la décision de Fernando mais à l’issue de la saison prochaine, il aura passé près de cinq saisons avec nous. Les nouveaux challenges sont essentiels pour un sportif. C’est pourquoi Fernando a souhaité donner une nouvelle orientation à sa carrière. Ce genre de choix fait partie de la F1, de la vie», juge cependant Patrick Faure, président de Renault Sport.
Un avis partagé par Fernando Alonso qui, officiellement, tient le même discours. «J’ai concrétisé mon plus grand rêve avec Renault cette année mais je crois qu’il est temps pour ma carrière de trouver de nouveaux challenges. C’est donc dans cette optique que je souhaite essayer de gagner avec une autre équipe», dit ainsi l’Espagnol. Après Nigel Mansell en 1992, Alain Prost en 1993 et… Michael Schumacher en 1995, Renault perd donc une nouvelle fois son champion du monde. «Mais cette fois, Fernando fera encore une saison avec nous», note-t-on chez Renault. En 2006, le pilote espagnol tentera en effet de conserver sa couronne avant de rejoindre la bande à Ron Dennis. «Aujourd’hui, je me concentre avant tout sur la saison à venir, confirme Alonso. Renault m’a ouvert les portes de la F1, m’a permis de décrocher mes premières victoires, mon premier titre et je compte bien rééditer ce même succès l’an prochain».
Ce départ constitue néanmoins un coup dur pour le constructeur français. Alonso pourra-t-il garder toute sa tête chez Renault tout au long de la saison ? Ne sera-t-il pas écarté des travaux de développements par mesure de confidentialité ? «Actuellement en F1, le vrai problème n’est pas le départ d’un pilote, préfère-t-on déclarer chez Renault. La situation est bien plus difficile à gérer quand c’est un ingénieur. En ce qui concerne Fernando, il est bien sûr hors de question qu’il soit associé aux essais de la voiture 2007. Mais pour 2006, il ira au bout du développement de la monoplace. Nous regrettons. Mais il n’y a aucune inquiétude sur le planning de l’an prochain».
Au-delà du départ de Fernando Alonso, le gros regret de Renault est que l’annonce a été faite aussi tôt, avant Noël. Alonso, bien sûr, jure qu’il mettra tout en oeuvre pour partir sur une bonne note. «Les premiers indicateurs sont très positifs et je suis confiant assure l’Espagnol. Je m’attends à ce que la saison 2006 soit pour nous pleine de réussite». Quant à Renault, l’après 2006 ne sera abordé qu’en janvier prochain. Le temps de digérer la perte de son jeune champion…

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