Fiat Panda 1.2 Urbaine dans l’âme

Fiat Panda 1.2 Urbaine dans l’âme

Elue «Voiture de l’Année» 2004 en Europe, la nouvelle Fiat Panda a fait son démarrage commercial au Maroc à l’occasion de l’Auto-Expo, en mai dernier. En attendant l’arrivée du Diesel (en l’occurrence le 1.3 JTD), prévu pour 2005, c’est avec des blocs essence (1.1 l et 1.2 l) qu’elle essaye de conquérir sa clientèle, plutôt féminine. Et pour cause, sa taille fine et sa ligne haute ont plus de chance de faire craquer les femmes que de charmer le sexe fort.
Si elle suit la tendance actuelle qu’ont les petites voitures à prendre de la hauteur, la Panda s’inscrit en revanche en dehors des canons esthétiques du moment. C’est ce que confirment ses différents atours carrés. A commencer par ses blocs de phares, ses troisièmes vitres latérales, ou encore le dessin de son hayon strictement vertical, au même titre que ses feux très originaux. Cela ne l’empêche pas d’être mignonne, d’autant plus qu’un soupçon de fantaisie est apporté par la courbure enregistrée au niveau du vitrage des portières arrière. Outre un capot court et un pare-brise très incliné, le profil se veut aussi dynamique qu’esthétique avec notamment des barres de toit et de jolies jantes en aluminium. Deux équipements qui sont l’apanage de notre version d’essai, la 1.2 l en finition «Dynamic Plus».
Mais, avec ses roues repoussées aux quatre coins (ce qui traduit un empattement généreux) et sa hauteur inhabituelle (1.54 m), la Panda est surtout un bel exemple du rapport habitabilité/encombrement. D’accord, la banquette arrière convient plutôt à deux personnes et leur offre une longueur aux jambes tout juste correcte, à l’instar du coffre qui cube un volume de 206 litres seulement (775 litres une fois la banquette rabattue)… Mais l’impression d’espace est réelle à bord, avec notamment un habitacle lumineux et une hauteur sous pavillon remarquable, fruit de l’architecture exétérieure de cette petite. A l’avant, le conducteur sera agréablement servi par une bonne position de conduite et une visibilité panoramique.
Imposante, la planche de bord n’est peut-être pas très esthétique, mais en tout cas assez ergonomique, du fait de l’implantation haute du levier de vitesses sur le bas de la console centrale. Les plastiques sont durs, mais leur couleur est sympa et leur texture dégage une certaine qualité perçue. Dans sa livrée «Dynamic Plus», la Panda ne manque pas des principaux équipements de confort et de sécurité : climatisation automatique, lecteur CD, ordinateur de bord, ABS, double airbags, vitres avant et rétros électriques, appuis-tête arrière, miroir de courtoisie sur les pares-soleil… Que de petits «plus» sur lesquelles la finition intermédiaire (la «Dynamic») fait l’impasse moyennant une économie de 14.000 Dhs, ce qui n’est pas terrible. Du coup, notre version d’essai paraît la plus intéressante à l’achat. Seul bémol, des rangements comptés de par leur nombre et leur contenance : une boîte à gant peu profonde, deux portes gobelet et des vide-poches étriqués sur les contre- portes. C’est tout ! Dommage pour une voiture censée privilégier la vie à bord au quotidien, puisqu’elle se veut avant tout taillée pour la ville.
En effet, cette petite turinoise ne redoute ni les embouteillages ni les trottoirs encombrés. Servie par un 1.2 l de 60 chevaux, elle arpente aisément les carrefours et profite de sa taille fine pour braquer court ou se faufiler ici et là. Paisible en milieu urbain, la Panda demande en revanche à être un peu plus sollicitée au niveau de l’accélérateur droit lorsqu’elle évolue sur route. Bonne surprise du côté du comportement routier, puisque la hauteur de caisse ne se fait pas trop ressentir lors des passages en courbes. On sent la petite Fiat bien posée sur l’asphalte et maîtrisant le roulis. Enfin, un bon point va à la direction électrique à assistance variable : elle durcit légèrement lorsqu’on est à vive allure (sur autoroute par exemple), tandis qu’on la retrouve trop assistée lors des manoeuvres de stationnement. De quoi ménager les petits bras des conductrices…

Le verdict :
Plus qu’une digne héritière, la nouvelle Panda est une réussite. Bouille charmante, habitacle accueillant (même s’il n’est pas très astucieux) et bon comportement routier sont quelques uns de ses atouts. Très douée en ville, elle se prête moins aux longs parcours, du fait de son petit moteur, qui a justement la fibre économique. Bien qu’elle soit disponible en finitions plus accessibles (1.1 l Active à 122.000 Dhs et 1.2 l Dynamic à 136.000 Dhs), la Panda reste un bon compromis dans cette version, la mieux équipée et la plus chère du lot. Et puis, son nom populaire et son titre prestigieux («Voiture de l’Année» 2004) sont à eux seuls de véritables catalyseurs sur le plan commercial. Reste seulement à mieux faire connaître cette Fiat au public marocain.

La technique :
4 cylindres en ligne. 1.242 cm3. Injection essence multipoint 8 soupapes. Puissance/couple : 60 ch/ 102 Nm. Consommation moyenne 5,8 l/100 km. Boîte mécanique à 5 rapports. Vitesse maxi 155 km/h. ABS. Jantes alu et pneus de 14 ».

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