Fiat Ritmo : «E’bello avere una Ritmo !»

Fiat Ritmo : «E’bello avere una Ritmo !»

«E’bello avere una Ritmo». C’est le slogan utilisé par Fiat à l’époque et qui, en français, signifiait : «c’est beau d’avoir une Ritmo». La Fiat Ritmo fut un prélude à l’entrée en scène de la Uno. Dans les années 1980, et jusqu’au début des années 1990, elle fut tellement présente dans nos villes que l’on pourrait presque oser un jeu de mots facile pour dire que la Ritmo avait littéralement «rythmé notre quotidien» ! Son histoire commence en 1978, où elle succède commercialement à la Fiat 128 et en reprend le flambeau. La Fiat Ritmo sera fabriquée pendant 10 ans, à plus de 2.000.000 d’exemplaires jusqu’en 1988 où elle sera remplacée par la Tipo.
Cette semaine, retour sur l’épopée d’une voiture qui a su, à sa façon, marquer son temps.

1972, début du projet…

Si les premières esquisses de la Ritmo avaient débuté en 1972, son projet est resté bien longtemps à l’étude avant d’être mis enfin en pratique. Ainsi, la belle a connu trois noms différents de codes projet : X1/30, X1/38 et 138. Les premiers prototypes, trop avant-gardistes pour leur époque, avaient tout bonnement été ajournés ou refusés et il faudra attendre six ans encore avant que la Ritmo ne soit commercialisée. Le cahier des charges voulait un remplaçant à la Fiat 128 qui soit digne de ce best-seller produit à l’époque à pas moins de 2.000 exemplaires par jour ! D’ailleurs, la Ritmo a gardé un peu de sa sœur aînée. Elle a repris les principes de suspension de la 128 (avec notamment le ressort à lames transversal reliant les roues arrière).

Equilibrée…

La Ritmo, c’est une ligne de carrosserie très équilibrée pour son époque. Elle est née sous les coups de fusain de Bertone, avec un design subtilement anguleux. Son style est également une rupture avec ce qui se faisait à l’époque en termes d’habillage intérieur. Sans être un monstre de qualité et de finition, l’habitacle de la Ritmo tirait un trait définitif sur ce qui se faisait à l’époque sur les Fiat traditionnelles. Deux niveaux de finition étaient alors proposés. Les premières moutures de lancement avaient de gros rétroviseurs triangulaires et à la place de l’insigne Fiat un parallélogramme noir sur le capot. Fin 1980, cette version subira un petit coup de rimmel en héritant des rétroviseurs qui allaient devenir ceux des séries 2 et 3. Ces nouvelles déclinaisons arboreront désormais, à la place du parallélogramme, un laurier rond sur fond rouge.

Ritmo partout, sauf chez les anglo-saxons !

La Ritmo ne s’est pas appelée Ritmo partout !  C’est sous la dénomination de Fiat Strada qu’elle fera son apparition dans les pays anglo-saxons. Et pour cause, ritmo en anglais signifie cycle menstruel ! Elle fut lancée avec trois motorisations : la Ritmo 60 (1100 cm³) développant 58 ch DIN, la 65 (1300 cm³) avec 68 ch ; et la 75 (1300 cm³) et 78 ch ; cette dernière pouvant disposer d’une boîte de vitesses automatique. Signalons également que les versions Ritmo 60 E.S.

(Energy Saving – économie d’énergie), disposaient déjà à l’époque d’un dispositif stop and start (dénommé City-Matic), coupant le moteur au feu rouge et stoppant l’arrivée de carburant en décélération. En 1980, la Fiat Ritmo se voit dotée d’un tout nouveau moteur diesel de 1714 cm³ développant 54 ch. Plus tard apparurent les versions sportives en 3 portes uniquement, la Ritmo Sport 105 TC (1600 cm³ et 105 ch), la Ritmo Abarth 125 TC (2000 cm³ et 125 ch) dotée de deux arbres à cames en tête puis 130 TC. En 1986, la Ritmo Turbo DS fera son apparition en Italie. Cette Ritmo était équipée d’un moteur de 80 chevaux. Autre particularité, ce fut la seule Ritmo dotée d’une direction assistée.

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