Fiat veut se porter au niveau des meilleurs en 2010

Il y a deux ans, «Fiat était donné pour mort et tout le monde y allait de sa recette pour nous sauver», a rappelé Sergio Marchionne, l’administrateur délégué de Fiat arrivé en mai 2004 et considéré comme l’homme clef du redressement. «Fiat a retrouvé confiance en lui et a rétabli sa crédibilité. Fiat est radicalement différent, mais le travail n’est pas fini», a-t-il souligné en terminant sous les applaudissements la présentation du plan industriel 2007-10 du groupe.
«Nous devons rattraper notre retard sur les meilleurs», a ajouté M. Marchionne, évoquant comme modèle les performances du japonais Toyota.
Le groupe turinois s’est fixé des objectifs de forte croissance, avec une hausse annuelle attendue de 7,6% en moyenne de son chiffre d’affaires d’ici à 2010, pour atteindre 67 milliards d’euros à cette échéance. La branche automobile Fiat Auto, qui regroupe les marques Fiat, Lancia et Alfa Romeo, devrait représenter en 2010 la moitié du chiffre d’affaires, soit 32,5 milliards d’euros, contre 19,5 milliards en 2005. En incluant Ferrari et Maserati, les ventes de l’automobile devraient même atteindre 35,5 milliards d’euros dans quatre ans. Outre l’automobile (Fiat Auto, Ferrari, Maserati), Fiat est présent dans les engins agricoles (CNH), les camions (Iveco) et les composants et systèmes de production.
Pour atteindre ses objectifs, Fiat Auto mise sur une forte progression de 40% de ses ventes à 2,8 millions de véhicules en 2010, contre 2 millions prévus en 2006. Cette croissance viendra de l’Europe de l’Ouest, où le groupe turinois entend porter sa part de marché à 11% contre 8% actuellement, mais aussi de son développement sur les marchés prometteurs pour lui comme la Chine, l’Inde et la Russie. Dans ces pays, le groupe entend percer grâce aux sociétés communes créées avec des entreprises locales comme le chinois Nanjing Automotive, l’indien Tata et le russe Severstal. Il prévoit d’investir 2,3 milliards d’euros en 4 ans pour soutenir le développement de ces sociétés.
Du côté des modèles, Fiat Auto prévoit d’en lancer 23 sur les quatre prochaines années et d’en renouveler 16. La croissance de son activité, l’accent mis sur le contrôle des coûts et l’amélioration de son organisation industrielle doivent lui permettre d’engranger de substantiels profits.
Fiat, qui croulait sous les pertes il y a deux ans, vise un bénéfice net compris entre 1,6 et 1,8 milliard d’euros en 2007 et le double en 2010, soit au moins 3,4 milliards d’euros.

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