Ford C-Max : Pour voyager différent

Ford C-Max : Pour voyager différent

Àl’image de Citroën et Renault qui déclinent leur monospace compact en deux offres, l’une à 5 places et l’autre à 7, Ford fait désormais sienne avec son duo C-Max/Grand C-Max. Pour autant, la division européenne du constructeur américain ne fait pas du suivisme. Bien au contraire, puisqu’il est question de différence, comme l’appelle son slogan («Vivez la différence») et surtout comme le montrent le style et le niveau de sophistication de ces deux véhicules que nous avons eu l’occasion de conduire récemment, dans le Sud de la France. Mais c’est surtout sur le C-Max que nous avons focalisé notre essai. Pourquoi ? Parce que contrairement au Grand C-Max, il figurera assurément sur le catalogue marocain de Ford. Joliment crayonné, le C-Max «joue la différence dans un segment où les représentants arborent des formes cubiques» ou «boxy», nous a-t-on dit lors de la présentation du véhicule. Crayonnée dans la veine de l’actuelle mouvance stylistique de Ford, dite «Kinetic design», cette nouvelle silhouette prend les allures d’une compacte haute et dynamique. Ni le regard ni le traitement de la poupe ne sont restés proches de l’ancienne mouture. Le dessin du hayon, la ceinture de caisse inclinée et la ligne de toit assimilent le nouveau C-Max à une Fiesta hypertrophiée… Pourtant, le véhicule a globalement conservé le gabarit de l’ancien modèle, même s’il a perdu 9 cm en longueur à 4,38 mètres, pour en gagner 3 en hauteur à 1,62 m. En fait, les concepteurs de ce modèle ont cherché à maintenir sa compacité pour ne pas l’alourdir. En revanche, l’habitacle a été totalement repensé et amélioré pour plaire au conducteur, et surtout, offrir une kyrielle de rangements, une meilleure habitabilité, un grand coffre (432 litres), ainsi qu’une modularité plus poussée. «L’intérieur a été dessiné par la même équipe qui a conçu celui des dernières Fiesta et Focus», précise Ford. On retrouve donc un cockpit contemporain et même avant-gardiste, comme en témoignent la présentation des compteurs et surtout, celle de la console centrale, inspirée d’un clavier de GSM… Le tout, assemblé avec des matériaux de qualité et dans la plus grande rigueur germanique. À cela s’ajoute la disponibilité d’un équipement assez rare dans ce segment. On se passera de rappeler les traditionnels airbags, climatisation automatique bizone, et autre capteur de pluie… pour évoquer une caméra de recul, l’ouverture automatisée du coffre, un détecteur de présence dans l’angle mort et même un système de stationnement automatique avec mesure de la place disponible ! Un gadget bluffant, comme nous avons pu le tester et dont l’utilité n’est pas à remettre en question. Même agrément au volant, surtout sur les routes sinueuses qui relient Nice à Cannes. L’occasion de déceler le comportement sain du C-Max, servi par les nouvelles suspensions, une meilleure motricité, un répartiteur de couple entre les roues avant et surtout de nouveaux moteurs. Celui de notre modèle d’essai n’était autre que l’actuel 2.0 litres TDCi, mais dans sa puissance de 163 ch (et 340 Nm). Un diesel exempt de vibrations et étonnant de souplesse, de vitalité et de sobriété, avec une consommation en cycle mixte de 5,1 litres. Bref, que d’arguments que le C-Max pourra faire valoir au courant du premier semestre 2011, lorsqu’il fera sur notre marché une entrée très remarquée.

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