Ford C-Max TDCi : Un autre monde

Ford C-Max TDCi : Un autre monde

Lancé sur le marché automobile marocain depuis juillet 2007, le C-Max a depuis connu sa part de succès parmi les monospaces compacts. Un segment de plus en plus «meublé» par la concurrence et où la plupart des modèles offrent un habitacle à sept places. Le monospace compact de Ford, lui, n’en compte que cinq et n’en développe pas pour autant un complexe d’infériorité. Bien au contraire même, puisqu’il a été fortement plébiscité ces deux dernières années sur plusieurs gros marchés européens et notamment en France, en Allemagne et au Royaume-Uni.
Au Maroc, l’importateur de Ford (Scama) n’a eu aucune difficulté a écouler la totalité de son premier arrivage – soit une quarantaine d’unités – avant d’être en rupture de stock, jusqu’au mois de décembre dernier. Aujourd’hui, le C-Max est suffisamment disponible dans les showrooms marocains de Ford pour que son importateur ambitionne d’en vendre au moins une trentaine chaque mois sur toute l’année 2008. Principale clientèle ciblée : les pères de famille, mais aussi les jeunes couples fraîchement parents ou en passe de le devenir. Car, il est évident que ce type de véhicules a intrinsèquement une vocation familiale. Mais le C-Max, lui, a aussi et surtout de la polyvalence à revendre. Il n’y a qu’à voir son gabarit moyen et peu encombrant à gérer dans les flux et les rues du quotidien.
Esthétiquement, il est – logiquement – proche de sa déclinaison compacte, la Focus. Il affiche ainsi des coups de crayon similaires, marqués par des lignes tendues et des éléments aux atours tranchants, à l’image des phares ou des autres composants de la face avant (calandre, prise d’air au bouclier, nervures du capot). La partie arrière a, elle aussi (comme la Focus), droit à des blocs de feux verticaux, mais autrement présentés. D’abord, parce qu’ils bordent un hayon plus vertical, et ensuite du fait de leur technologie à diodes électroluminescentes (LED). De la Focus, le C-Max se distingue également par sa ligne de toit plus haute et plus inclinée vers l’arrière. Enfin, notre modèle d’essai, une version «Ghia», est extérieurement reconnaissable par trois détails : le chrome de sa calandre, ses rétroviseurs intégrants répétiteurs de clignotants et éclairage du seuil, ainsi que ses jantes en aluminium au motif spécifique et aux pneus de 16 pouces.
En revanche, cette même finition (qui est la plus chic de la gamme) est bien plus abondante en équipement de confort. On y trouve notamment la climatisation à deux zones avec régulation automatique et affichage électronique, un autoradio CD de grande qualité (avec décodeur MP3 et commandes au volant), l’ordinateur de bord, les miroirs de courtoisie éclairés, les quatre vitres électriques, des rideaux pare-soleil latéraux, ainsi que divers petits «plus» qui facilitent la vie au conducteur, tels que le régulateur de vitesse, le capteur de pluie ou encore l’allumage automatique des feux.
Bien évidemment, la sécurité n’est pas en reste avec notamment des airbags frontaux et latéraux, un ABS avec répartiteur de freinage (EBD), ainsi qu’un rétroviseur intérieur électrochrome ou anti-éblouissement.
Que dire de plus, si ce n’est que la présentation intérieure est à la fois moderne, chic et ergonomique. A commencer par la planche de bord, au design d’actualité et aux commandes bien agencées. Face à elle (la planche), passager avant et conducteur ne peuvent qu’apprécier les quelques placages façon aluminium brossé et autres boiseries. Quant à sa fibre monospace, le C-Max l’affiche bien au niveau de ses places arrière. Outre des tablettes du type aviation, on remarquera aussi des sièges individuels amovibles pour pouvoir réduire la capacité de la banquette de trois à deux places, voire carrément la rabattre pour profiter d’un volume de coffre géant (de 460 à plus de 1.000 litres).
C’est dire combien le C-Max est prédestiné aux longs trajets. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait, en ayant effectué un aller-retour Casa-Rabat. Voyager en C-Max est une belle expérience, surtout lorsqu’on est au volant. Car, outre l’habillage en velours des sièges moelleux, le réglage lombaire des dossiers et l’accoudoir central coulissant, participant à une bonne position de conduite.
Et à conduire, le C-Max est plus qu’agréable ou plaisant : convaincant ! Normal, ce monospace profite de la même plate-forme que la Focus, berline compacte qui dispose de liaisons au sol de référence. Des dessous mécaniques qui offrent un excellent compromis entre confort, agilité et sécurité. Puis, avec ses 115 chevaux et son couple généreux de 280 Nm, le moteur 1.8 litre TDCi offre l’un des meilleurs rapports «cylindrée/puissance» du moment. Ses accélérations toniques et ses bonnes reprises ne déçoivent pas en ville comme sur l’autoroute. Dans ce dernier terrain de jeu, le C-Max fait surtout preuve de sobriété, avec une consommation extra-urbaine qui peut descendre jusqu’à 4,4 l/100 km. Un niveau qu’il est possible de maintenir via le régulateur de vitesse. Un outil qui, outre le fait qu’il laisse reposer le pied du conducteur, maîtrise la gestion des accélérations.
Enfin en ville, le C-Max avance avant toute chose son faible encombrement, que ce soit pour braquer d’un sens à l’autre, ou tout simplement pour stationner. Seul reproche à ce niveau, sa visibilité en trois quart arrière est pénalisé par son architecture extérieure. Il est dès lors possible et recommandé de lui installer dans les locaux de la Scama (à l’achat comme en après-vente) un radar de recul. Une option très efficace qui n’ajoute que 2.000 DH au 257.000 DH nécessaires à l’acquisition de ce modèle. Un prix (TTC) que l’aspect valorisant et le sérieux de fabrication (germanique) du C-Max justifient amplement.

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