Ford Focus 1.8 TDCi : Du sérieux à tous points

Ford Focus 1.8 TDCi : Du sérieux à tous points

Avec plus de 4 millions d’unités vendues dans le monde depuis son lancement en 1998, la Ford Focus est incontestablement un best-seller. Un joli succès commercial que la seconde génération se doit de perpétuer. Le développement de celle-ci (la Focus II) a donc été un enjeu de taille pour le constructeur, d’autant plus qu’il s’agit d’un modèle appartenant à la catégorie la plus concurrentielle sur les principaux marchés européens. Loin de toutes ces considérations commerciales et de marketing, ALM a voulu découvrir de plus près cette compacte fraîchement commercialisée sur le marché national. Par pur hasard, la version immatriculée par l’importateur et mise à notre disposition est une 1.8 TDCi en carrosserie cinq portes et en finition Ghia, soit la plus chic de la gamme. Il nous sera difficile de s’en plaindre…
Nos premières appréciations concernent, en toute logique et comme le veut la tradition, le volet esthétique. Une question sur laquelle il ne serait pas complaisant d’affirmer que cette Ford est vraiment originale. D’accord, la face avant n’a rien de révolutionnaire par rapport à l’ancienne génération et la grande sœur Mondeo. En revanche, la partie arrière témoigne d’un réel effort de la part des designers. Le design accrocheur de cette poupe tient notamment à la forte inclinaison de la lunette du hayon et de l’implantation des feux verticaux sur les montants arrière. L’ensemble semble plus audacieux vu de profil. Un angle qui laisse apparaître la ligne basse du pavillon et les passages de roues bien marqués. Ces derniers abritent des jantes en aluminium, chaussées de pneus de 16 pouces. Un équipement de série sur cette finition haute, à l’instar des phares directionnels AFS, qui éclairent le bas des côtés lors des passages en virage.
Mais c’est surtout à l’intérieur qu’il faut apprécier une Ford dans sa livrée Ghia. Il faut comprendre par là que l’équipement est plus qu’exhaustif, embourgeoisé. On est agréablement surpris par les différents gadgets disponibles. Citons, entre autres, l’ordinateur de bord, le régulateur de vitesse, la climatisation automatique bi-zones, les miroirs de courtoisie éclairés, ou encore le lecteur CD avec décodeur MP3, 8 HP et des commandes au volant. Dans la pratique, ces commandes nous ont semblé un peu trop épaisses et encombrantes sur l’arrière côté gauche du volant. En revanche, ce dernier est du plus bel effet, avec ses quatre branches en aluminium brossé.
Un matériaux que l’on retrouve autour des aérateurs ovoïdes et habillant les poignées de portes. Autre aspect flatteur, le placage en bois qui recouvre la console centrale. Un examen plus profond de la planche de bord nous permet d’apprécier le matériau soft et de qualité qui la compose, ainsi que l’assemblage rigoureux de ses différents éléments.
A l’arrière, c’est l’espace offert par la banquette qui retient le plus notre attention. L’habitabilité est plus que correcte, généreuse. A tel point que trois adultes y trouveront leur aise même durant un long trajet. On précisera aussi que s’ils sont deux, les passagers arrière ont droit à des miroirs pare-soleil sur les portières et à un accoudoir central intégrant des rangements. Un rapide coup d’œil dans le coffre nous fait découvrir un grand volume de chargement et sous le plancher, la présence d’une vraie roue de secours et d’un aménagement compartimenté. Vient enfin le chapitre routier que nous attendions le plus pour nous prononcer sur la Focus II. Comme le désigne son sigle TDCi, ce Diesel de 1.8 litre de cylindrée recourt donc à une injection par rampe commune de seconde génération. De ce fait, nul besoin de le laisser préchauffer quelques minutes après sa mise en route. On tourne la clé de contact et on démarre. D’accord, quelques claquements sont perceptibles à froid, mais ils disparaissent après quelques minutes de roulage, si tôt que le moteur tourne. Et quel moteur ! Vif et alerte, ce quatre-cylindres de 115 ch invite aux fortes accélérations et à une conduite assez dynamique. Mais si on prend du plaisir à atteindre les 4.000 trs/min, on est légèrement désenchanté de la sonorité un peu rugueuse qui se dégage lorsque le moteur est à haut régime. Cela ne nous empêchera pas d’avoir un avis favorable sur cette mécanique qui se contente en moyenne de 5,4 l/1000 km de gazole (à 350 ppm au moins).
La tenue de route est saine, le filtrage des suspensions de bon aloi et le freinage rassurant grâce à un dispositif antiblocage (ABS), couplé à un répartiteur de sa force (EBD). Toujours en matière de sécurité, on signalera enfin que la Focus II reçoit une protection renforcée par la présence d’airbags frontaux, latéraux et rideaux.

Le verdict :
A la question de savoir ce que valait vraiment la nouvelle Focus, le présent essai a tenté non seulement d’apporter une réponse, mais surtout de se faire une idée bien précise. Et n’ayons pas honte de le dire : la Focus II, c’est du sérieux ! Il n’est d’ailleurs pas étonnant d’apprendre que l’importateur marocain de Ford (Scama) en a livré plus d’une soixantaine durant le seul mois de janvier. Seule précision à cet ensemble globalement satisfaisant, son prix TTC (hors frais d’immatriculation et de peinture métallisée) fixé à 245.000 DH. La Focus TDCi Ghia se présente alors comme une alternative de choix par rapport aux compactes les plus en vue du moment, telles que l’Opel Astra ou encore la Seat Leon. Elle est même capable de faire de l’ombre à sa rivale la plus redoutable, une certaine VW Golf V.

La technique :
4 cylindres en ligne. 1.753 cm3. Turbo Diesel par injection directe common rail. 115 ch de puissance, 280 Nm de couple. Boîte manuelle à cinq rapports. 5,4 l/100 km en consommation mixte. vitesse maxi : 196 km/h. ABS avec répartiteur de freinage (EBD). Jantes en aluminium et pneus de 16’’.

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