Formule 1: A l’aube d’une nouvelle ère

Formule 1: A l’aube d’une nouvelle ère

Pour succéder à Rosberg, son ancien coéquipier britannique Lewis Hamilton, frustré en 2016 de n’avoir pu s’offrir une quatrième couronne (après 2008, 2014 et 2015), s’avance une fois de plus en favori.

Le rendez-vous est pris ce dimanche à Melbourne qui abrite le premier Grand Prix d’Australie de Formule 1.

La compétition se veut cette fois particulière. Avec un nouveau propriétaire qu’est l’américaun Liberty Media, de nouveaux bolides et pas de champion en lice pour défendre son titre, l’on s’attend à ce que le Grand Prix soit celui des surprises tous azimuts. Le champion du monde en titre Nico Rosberg n’y prendra pas part.  Seulement 5 jours après son sacre, Nico Rosberg avait choqué le monde de la F1, en annonçant sa retraite immédiate de cette compétition. Une décision que l’Allemand ne semble pas regretter. «Vous ne me verrez jamais revenir en F1 comme pilote, je peux vous le garantir. Regarder la première course de la saison depuis chez moi me procurera certainement des sensations étranges, mais je me sens libéré à présent. Devoir disputer 20 courses en une année… c’est comme être un hamster enfermé dans une cage, même s’il s’agit probablement de la meilleure cage à hamster du monde!», avait-il révélé.

Le suspense battra son plein quant à l’identité du successeur du jeune retraité. Un championnat sans son vainqueur sortant, ça ne s’était pas vu depuis… 1993! Comme Nico Rosberg à l’intersaison, le Français Alain Prost avait alors dit stop (après son 4e titre mondial alors que l’Allemand n’en a décroché qu’un). Pour succéder à Rosberg, son ancien coéquipier britannique Lewis Hamilton, frustré en 2016 de n’avoir pu s’offrir une quatrième couronne (après 2008, 2014 et 2015), s’avance une fois de plus en favori. Son écurie, Mercedes (triple championne du monde en titre pilotes et constructeurs), fait toujours figure d’épouvantail, après avoir signé les troisième et quatrième temps des essais, derrière les deux Ferrari.

Difficile d’imaginer dans un premier temps le remplaçant de Rosberg chez Mercedes, le Finlandais Valtteri Bottas (9 podiums mais aucune victoire), bouleversera l’ordre établi. Pour inquiéter Hamilton, on regardera plutôt du côté de l’Allemand Sebastian Vettel (Ferrari), quadruple champion du monde (2010-2013) mais qui n’a plus gagné de GP depuis 2015, ou de l’Australien Daniel Ricciardo (Red Bull), 3e au championnat en 2016.

La véritable révolution de la saison 2017 serait également à mettre à l’actif de la réglementation technique, revue avec l’objectif d’améliorer les performances et de redonner du sel à une discipline qui a perdu environ un tiers de son public en cinq ans. Les nouvelles monoplaces, plus larges et plus basses, promettent un gain de temps de 4 à 5 secondes au tour. Les essais de Barcelone ont donné un aperçu de ce potentiel, avec neuf pilotes (Räikkönen, Vettel, Bottas, Hamilton, Massa, Verstappen, Sainz Jr, Hülkenberg et Ricciardo) sous le meilleur temps en course de l’Australien Mark Webber (Red Bull) en 2010. Avec, entre autres, des pneus également plus larges et moins sensibles à l’usure, la course devrait se jouer plus sur la piste que lors des arrêts aux stands.

Pour ajouter au spectacle, les pilotes s’accordent à dire que ces nouveaux bolides sont plus compliqués à dompter et que les erreurs ne pardonneront pas.

Reste à voir s’ils permettront les dépassements. Avec leur format élargi, des distances de freinage plus courtes et une perte de performance aérodynamique en ligne droite, particulièrement derrière un autre véhicule, rien n’est moins sûr…

A noter également la fin du système de jetons qui limitait les possibilités de révisions offertes aux motoristes. Une limite plus accommodante est fixée à quatre moteurs par pilote et par saison. Suffisant pour permettre à ses poursuivants de rattraper l’avance de Mercedes? Réponse le 27 novembre à Abou Dhabi, après vingt Grand Prix (un de moins qu’en 2016, saison la plus longue de l’histoire).

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