Ghellab s’intéresse aux centres techniques

Ghellab s’intéresse aux centres techniques

Lorsqu’on apprend que 1.874.869 véhicules roulent au Maroc, que 92% de ce parc automobile dépassent les 5 ans d’âge et surtout que dans 30% des accidents, le mauvais état mécanique est mis en cause dans au moins l’un des véhicules impliqués… il y a lieu de pointer du doigt les centres de visite technique. C’est, en quelque sorte, ce qu’a fait Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et du transport.
En effet, son cabinet ministériel a effectué, en juin dernier, un audit sur 176 des 187 centres de visite technique (CVT) existants au Maroc. Résultat: 110.000 données recueillies, dont les conclusions sont plus alarmantes qu’autre chose.
Ainsi, il en ressort que «dans 65 % des CVT, moins de 2 agents visiteurs opèrent sur les véhicules, 61 % d’entre eux ne disposent pas de locaux conformes aux normes requises, ou encore que 90 % de ces mêmes centres ont au moins un équipement manquant. Les conclusions du même bilan d’audit sur ce secteur parlent aussi d’absence des critères qualitatifs d’accès à la profession, d’une concurrence malsaine entre les opérateurs, de difficultés de contrôle, ainsi que d’un manque de qualification technique et de critères référentiels. Il y a donc urgence à rétablir les CVT et leur redonner toutes leurs lettres de noblesse. C’est l’objectif de M. Ghellab, dont le département a présenté un projet de réforme rigoureux, puisqu’il se donne un délai de trois mois pour mettre en conformité tous les CVT.
L’annonce a été faite lors d’un point de presse tenu la semaine dernière et dédié au bilan des accidents de la route en 2004 et en 2005. Une rencontre durant laquelle les intervenants ont présenté les grands traits de cette démarche. Il est question tout d’abord d’assainir le réseau de CVT existant, en soumettant ces derniers à une période de conformité, au-delà de laquelle des autorisations seront gelées. En outre, de nouvelles règles impliquant plus de transparence et de rationalité, érigeront de nouveaux critères d’accès à cette profession et appelleront à une concurrence plus saine.
Parallèlement, le ministère du Transport veillera à l’accompagnement et la modernisation des CVT. Comment ? A travers une démarche qualité, impliquant une meilleure formation des opérateurs et appuyée par l’informatisation et l’automatisation des procédures. Viendra ensuite une action continue dans le temps visant à maîtriser et pérenniser les bonnes prestations des CVT en veillant notamment sur les aspects technologiques et organisationnels. L’objectif étant en définitive, crédibiliser (à nouveau) la notion de «visite technique» et les prestations de contrôle de ces centres.

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