Honda CR-V : toujours dans le coup

Honda CR-V : toujours dans le coup

Conduisant jusqu’ici une carrière commerciale tranquille, le CR-V a dû ces derniers temps faire face à de nouveaux venus dans son segment. Une concurrence parmi laquelle on pourrait citer des modèles comme le Tiguan de Volkswagen, le Kuga de Ford ou encore le Santa Fe de Hyundai. Fort  heureusement, le 4×4 Honda a eu droit à son restylage de milieu de vie. Une opération dans laquelle le deuxième constructeur nippon ne s’est pas trop aventuré pour ce qui est du design extérieur.
Notre modèle d’essai, habillé d’un blanc perle –une teinte très en vogue par les temps qui courent– n’est pas passé inaperçu dans les rues de Casablanca. Une couleur qui fait aussi ressortir les subtiles évolutions de carrosserie, même s’il faut un œil averti pour constater celles-ci. Certes, le style est toujours dominé par des lignes tendues et d’atours anguleux, mais le regard est plus affiné du fait d’un ensemble bouclier-calandre redessiné. L’arrière reste inchangé, tout comme le profil qui ne dénote que l’adoption de nouveaux jeux de jantes de 17 ou 18 pouces. À noter aussi que le CR-V préfère toujours des rails (en plastique noir) moulés au pavillon, plutôt que des barres chromées montées sur son toit. À son tour, l’intérieur s’améliore de façon peu visible. On arrive ainsi à distinguer de nouveaux motifs de la sellerie en tissu et surtout les nouvelles commandes de la console centrale. Au passage, on soulignera des plastiques durs, mais un assemblage exempt de critique, voire remarquable. À l’avant, l’implantation haute du levier de vitesses et l’adoption d’un frein de parking de type aviation ont permis d’avoir un plancher plat et un vaste bac entre les deux places. À ce titre, il incombe de souligner la présence d’une foison de rangements, faisant toute la vocation familiale de ce véhicule. Dans la même veine, un bon point va également au coffre. Ce dernier, au-delà de son grand volume (513 dm3), reçoit un niveau de rangement intermédiaire et quatre crochets pour arrimer des sacs de provision. Question équipement, la dotation de base de notre modèle d’essai s’est avérée suffisante, offrant entre autres : la climatisation, l’autoradio CD-MP3 (commandé au volant), l’ordinateur de bord, les miroirs de courtoisie et même le détecteur de crevaison. Tous ces aspects font que le CR-V est bien pratique à l’usage, en plus de son arsenal sécuritaire, dont l’ABS, le VSA (contrôle de trajectoire) et 6 airbags (frontaux, latéraux et rideaux). Mais c’est surtout mécaniquement que le CR-V a évolué. Non seulement son 2,2 litres Diesel a gagné en puissance, passant de 140 à 150 chevaux, mais ce bloc peut aussi et désormais être associé à une boîte automatique. Nos premiers kilomètres nous ont d’ailleurs fait apprécier la conduite coulée d’une telle version. Seul bémol, cette transmission ne dispose pas d’un mode séquentiel, option de plus en plus courante et demandée. Pour le reste, ce 4×4 non-permanent peut se targuer d’une belle homogénéité sur la route grâce notamment à ses accélérations progressives, son moteur peu bruyant et ses suspensions bien tarées. Des qualités que le CR-V ne fait pas cher payer, puisque cette version est facturée actuellement (et pour une quinzaine de jours encore) à 349.000 DH. À n’en pas douter, beaucoup verront ses tarifs promotionnels comme le bon moment d’investir dans un 4×4 signé Honda.

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