Honda Jazz 2005 : Une seconde jeunesse

Honda Jazz 2005 : Une seconde jeunesse

Apparue en 2002, la Jazz est venue élargir la gamme de Honda vers le bas et permettre à l’importateur marocain d’être présent dans un segment où il ne l’était pas, celui des citadines. Les premiers mois sont ceux d’un démarrage commercial pas si évident, d’autant plus que la petite nipponne opère dans une catégorie réputée pour être la chasse gardée des marques européennes et particulièrement les françaises. Mais très vite et bien qu’elle ne dispose pas de motorisation Diesel, la Jazz va voir ses ventes grimper face à l’engouement d’une clientèle séduite par son concept. Ses qualités : une ligne séduisante, un rapport prix/équipement très compétitif et de sérieux arguments en matière d’habitabilité et de vie à bord. En effet, dans un encombrement extérieur assez réduit, la Jazz offre un habitacle nettement plus spacieux que ses rivales et autrement aménagé, à la façon d’un petit monospace.
Fort de ce succès et afin de maintenir la Jazz en haut de forme, voire lui insuffler une seconde jeunesse, le constructeur nippon n’a pas manqué de lui apporter un léger toilettage, aux changements assez subtiles. Car esthétiquement, pas question de défigurer la petite Honda et encore moins d’altérer sa ligne monocorps qui fait tout son charme. Outre l’apparition de nouvelles teintes au catalogue, les modifications extérieures se limitent donc à des pare-chocs remodelés, une grille de calandre retouchée et des blocs de phares encore plus translucides et intégrant des optiques bien marquées. Cependant, un détail un peu plus flagrant reste le signe distinctif de cette Jazz par rapport à l’ancienne version : les répétiteurs de clignotants moulés dans la coquille des rétroviseurs extérieurs. En plus de la rapprocher de la grande Accord, ces derniers apportent une touche supplémentaire d’élégance à une carrosserie qui s’inscrit toujours dans l’air du temps. Mais la Jazz ce n’est pas qu’une ligne toujours d’actualité, c’est aussi un concept architectural original, voire très intéressant. En effet, mesurant 3,83 m de long, la Jazz est quasiment de la même taille qu’une Peugeot 206 ou qu’une Renault Clio, mais les dépasse d’une bonne dizaine de centimètres en hauteur. Résultat : largeur aux épaules, espace aux genoux et hauteur sous pavillons sont tout simplement satisfaisants, voire surprenants pour un véhicule de ce gabarit. Idem pour le coffre qui cube 380 litres de volume, soit plus qu’une cinq portes du segment supérieur, celui des compactes ! On l’aura bien compris : la Jazz cherche à concilier entre la compacité d’une citadine et l’habitabilité d’un vaste minispace. Et c’est plutôt gagné. En effet, outre le fait d’offrir un espace généreux aux passagers arrière, la banquette est aussi intelligente de conception : ses assises, qui peuvent être fractionnées en deux parties (1/3-2/3) sont également relevables, ce qui permet notamment de transporter des objets devant être maintenus en hauteur, d’autant plus que le plancher est plat. Et pour cause, les concepteurs de la Jazz ont décalé le réservoir de carburant, traditionnellement placé sous la banquette, pour le loger sous les sièges avant. Cela, tout en compactant les suspensions arrière. Un choix technique sacrifié sur l’autel du confort des passagers, puisque la Jazz écope d’un amortissement ferme, ce qui est d’ailleurs son principal et unique défaut. Cela, seuls les anciens propriétaires vous le diront, car, bonne nouvelle : cette nouvelle version a été améliorée dans ce registre lors de ce récent restylage.
Toujours au rayon des nouveautés, l’intérieur reçoit quelques améliorations dans sa présentation et notamment de nouveaux motifs pour les sièges et une console centrale retouchée. Celle-ci marque l’apparition d’une climatisation automatique à régulation électronique, via un afficheur digital, ainsi qu’un lecteur CD frontal, relié à des commandes situées sur la partie gauche du volant. Outre ces deux équipements chics, la Jazz conserve sa livrée assez enrichie qui en fait la citadine la mieux équipée en dotation de base.
Sous le capot, pas encore de Diesel (il n’est d’ailleurs pas prévu), mais toujours une seule et unique offre mécanique à essence : le 1.3 litre I-DSi. Un petit moteur, dont les 86 chevaux de puissance suffisent amplement à évoluer en ville, tout en étant capable de prendre l’autoroute. Sans être un foudre de guerre (119 Nm de couple) cette mécanique, permet à la Jazz d’afficher de correctes performances (170 km/h en vitesse maxi) et de briller sur le registre de la sobriété, avec une consommation moyenne inférieure à 6 litres aux 100 km.
Bref, que d’arguments aptes à maintenir la Jazz dans sa bonne forme. Reste à savoir si avec un tarif revu à la hausse, la Jazz réalisera autant de ventes en 2005 qu’il en a été question jusqu’ici. Car, affichée à 147.000 DHS jusqu’au 31 décembre 2004 (soit pour quelques jours encore), la moins chère des Honda revendiquera bientôt 149.000 Dhs pour son acquisition. Qu’à cela ne tienne, quand on s’est déjà forgé une image si valorisante et une cote de revente aussi sûre…

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