Hyundai Tucson Baroudeur des villes

Après s’être bâti une gamme diversifiée et une image renforcée, Hyundai surfe actuellement sur la vague du succès. Et celui du Santa Fe ne semble pas l’avoir laissé de marbre. Le constructeur coréen a en effet réinvestit le segment des 4×4 de loisirs avec un nouveau modèle : le Tucson. Celui-ci, dévoilé au cours de l’été dernier, prend pour appellation le nom d’une grande ville américaine de l’Etat (plutôt aride) de l’Arizona. Et pour cause, goupillé dans les bureaux d’études et de styles américains du constructeur coréen, le Tucson affiche toute sa volonté de plaire, par son nom évocateur, comme par son physique branché. Et à voir les proportions compactes de ce dernier, il apparaît que la clientèle ciblée est plutôt féminine ou jeune, mais en tout cas assez urbaine.
Résultat : côté look, rien à dire ! Le Tucson plaît au premier coup d’oeil. Une face avant expressive, des flancs musclés et des surfaces sculptées … que d’éléments qui en font un 4×4 moderne et dynamique. Les phares avant s’inspirent de ceux du grand frère, le Santa Fe, mais avec un soupçon d’agressivité et une forme complexe qui épouse les nervures du capot. Des effets de style, on en retrouve aussi de profil, à travers le léger décroché de la ceinture de caisse au niveau de la troisième vitre latérale, ce qui n’est pas sans rappeler, dans une moindre mesure certes, le BMW X3. La partie arrière se veut tout aussi stylée et assez recherchée comme le montre le dessin des blocs de feux ainsi que celui de la lunette arrière. Celle-ci a droit à un système d’ouverture séparée du hayon, via une seconde commande, elle aussi située sous le logo de la marque, sur la portière.
A noter aussi que les versions disponibles auprès de l’importateur marocain (Global Engines) reçoivent des pare-chocs et des protections latérales en plastique noir anthracite et non pas peints de la même couleur de la carrosserie. En revanche, les barres de toit, tout comme les jantes en aluminium de 16 pouces sont de série sur toutes les versions. Le Tucson annonce déjà la couleur du bon rapport prix/équipement.
Mais avant de se pencher sur cet aspect, il faut d’abord préciser qu’avec ses 4,32m le Tucson rend quelque 18 cm de longueur à son grand frère le Santa Fe, tandis qu’il en gagne un de plus en empattement. Du coup, l’habitabilité est plutôt généreuse, à l’avant comme à l’arrière, où l’espace aux jambes est très satisfaisant. Les dossiers de la banquette peuvent se rabattre selon la configuration 1/3-2/3, pour faire passer le volume du coffre de 325 à 805 litres. Un coffre qui séduit surtout par ses aspects astucieux (compartiments sous le plancher, filet de maintien, tablette cache bagages, crochets sur le dossier de la banquette…).
L’ambiance intérieure reste massivement dominée par le plastique. Du moins, c’est la première impression que l’on a lorsqu’on s’installe à l’avant. Des matériaux durs, au ton grisâtre, mais dont la qualité d’assemblage ne laisse pas de place à la critique.
C’est du solide ! Si le dessin de la planche de bord navigue entre classicisme et sobriété, le niveau d’équipement du Tucson, lui, démontre que le constructeur coréen évolue bien avec son temps. Ainsi, ce 4×4 dispose de série : de la climatisation manuelle, d’un ordinateur de bord, de l’allumage auto des feux de croisement, des quatre vitres et rétros électriques, des projecteurs anti-brouillard… Mais il n’a droit qu’à deux airbags frontaux.
Bien que nous n’ayons pas emmené notre Tucson en dehors de la ville, on ne peut s’empêcher d’avancer ses bonnes aptitudes à l’épreuve du tout chemin (piste, terrain caillouteux, chemin boueux…). Dans un tel environnement, le conducteur jugera utile deux boutons situés à gauche du volant, l’un (TCS OFF) servant à désactiver le contrôle de motricité, l’autre (4WD Lock) permettant de passer du mode deux roues motrices, à celui de 4×4 permanent, à condition de ne pas dépasser les 35 km/h. Car, dans un usage normal (pleine adhérence au sol), c’est aux roues avant que le 2.0 litres Diesel à rampe commune transmet ses 112 ch de puissance et ses 245 Nm de couple. Bien qu’il manque de répondant sous la barre des 1500 trs/min, ce 2.0 CRDi reste plein de bonne volonté, agréable à conduire et en tout cas suffisant pour tracter les 1,7 tonne du Tucson. Quant à la consommation, elle est de l’ordre de 7 l/100 km en cycle mixte et devrait tourner autours des 10 l au cent en milieu urbain.
Raisonnable. Autre aspect positif : l’effort d’insonorisation et le travail d’absorption des vibrations, ce qui contribue au confort à bord. A ce titre, on retiendra aussi un bon amortissement et une prise de roulis contenue pour un comportement routier sécurisant. Enfin, le freinage efficace et le diamètre de braquage réduit font du Tucson un véhicule qui s’intègre parfaitement dans le trafic de la ville.

Le verdict :
Fort d’une ligne originale, d’un comportement routier sain, ainsi que d’un habitacle vaste et intelligemment conçu, le Tucson est indubitablement l’un des meilleurs 4×4 de loisirs actuels. Mais le dernier né de Hyundai ne capitalise pas que sur ces atouts, il mise aussi et surtout sur son bon rapport prix/équipement pour s’attirer les faveurs de la clientèle marocaine toujours si attentive quant à l’aspect budget. Ainsi à 259.000 Dhs, difficile pour ses concurrents de faire mieux, à dotation égale. En d’autres termes, son acheteur en aura bien pour son argent et ce, sachant que le Tucson convient autant comme principal véhicule d’un ménage, qu’il pourrait en être le second. Dans les deux cas, il rend plus facile l’acquisition d’un premier 4×4.

La technique :
1991 cm3. 4 cylindres en ligne. Turbo Diesel à injection directe par rampe commune. 112 ch/245 Nm. Boîte manuelle à cinq vitesses. Consommation mixte 7 l/100 km. Vitesse maxi : 168 km/h. ABS avec EBD (répartiteur de freinage). Garde au sol : 19,5 cm. Jantes alu et pneus de 16 ».

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