Hyundai Tucson un essai probant

Hyundai Tucson un essai probant

Ne commencez surtout pas par faire étalage de vos connaissances linguistiques en prononçant TuKson. Non, le «K» s’escamote et le Tucson se lit «Tou-sane». Ce bébé très prometteur doit son appellation à la ville dont il porte le nom. «Pied de la montagne sombre» est la signification de Tucson en langue «Pima».
À l’instar du Santa Fe, son grand frère, le Tucson porte le nom d’une cité édifiée en plein désert de l’Arizona, aux Etats-Unis. N’étant pas le fruit du hasard, ce choix puise sa légitimité dans les spécificités de la région : une agglomération assiégée par un immense désert. Le message colporté serait, ainsi, les capacités d’adaptation du Tucson, aussi bien sur itinéraire «civilisé» qu’en milieu hostile.
Le résultat est là. Le Tucson n’a de souci que de gâter son maître, se pliant à ses suggestions, acceptant ses sautes d’humeur et s’adaptant à ses appétences, quelles qu’elles soient. En somme, il ne déroge pas à la règle des SUV (Sport Utility Vehicle), véhicule spécialement conçus pour les gens dont la vie se résume à une liste interminable de tâches.
En effet, de plus en plus de personnes optent pour les SUV, des voitures polyvalentes dotées d’une multitude de capacités. À commencer par l’habitabilité avantageuse qu’ils cèdent, jointe à l’aptitude de rouler dans les sous-bois et même de faire du hors-piste, en plus de la position de conduite dominante inhérente aux 4X4 et, surtout, un look de baroudeur concédé sans hésitation.
Toutes ces qualités réunies, en plus d’autres à découvrir, le Tucson avait fait sensation lors de sa présentation officielle au Salon de l’automobile de Genève-2004. Même son de cloche lors de son dévoilement le week-end dernier, dans les jardins d’un hôtel à Marrakech, l’on ne pouvait que tomber sous son charme.
La ligne compacte du Tucson fait inexorablement dans la séduction. Allure fière, optiques globuleuses séparées d’une calendre scindées en deux, large pare-choc et pare-brise oblique géant : le premier clin d’oeil augurait d’une histoire torride qui se profilait à l’horizon.
Vu de l’arrière, le Tucson dévoile une stature imposante, trahissant le volume intérieur qu’il met à la disposition de ses occupants. L’espace intérieur a dû être l’un des soucis majeurs de ses concepteurs. Chose qui se confirmera une fois dans l’habitacle. Aucun tracas à se faire de ce côté-là, même les grands gabarits y trouveront leur aise.
La sobriété qui caractérise l’aspect extérieur du véhicule prévaut également à l’intérieur : rien de superflu qui pourrait susciter une prise de tête. Avec, toutefois, des sièges fort accueillants à la clé.
L’on se rend compte qu’avec 4,32 m de longueur, un empattement de 2,63 m, une longueur aux jambes de 1 070 mm à l’avant et 945 mm à l’arrière, le Tucson s’avère extrêmement habitable avec un volume de 2 905 litres d’espace intérieur.
Côté sécurité, les crash-tests effectués mettent en valeur la dimension de la sécurité passive et active. Confort et sécurité sur terrain difficile sont à mettre à l’actif d’un châssis doté de suspension MacPherson, avec ressorts hélicoïdaux, amortisseurs hydrauliques et barre anti-roulis de 21 mm (14 mm à l’arrière).
Consommées les présentations, il nous fallait passer aux choses sérieuses. Nous avons, certes, été captivés par sa belle plastique, mais il fallait se faire une idée sur ce qu’il a dans le ventre. Un petit essai allait nous révéler que les véritables atouts se trouvent ailleurs : sous le capot. Pour ce faire, les pistes sinueuses aux alentours du barrage Lalla Takarkoust faisaient l’affaire.
Au volant, le sentiment de hauteur est des plus agréables. Entre tourner la clé et s’élancer, plusieurs choses frappent l’esprit et il aurait été abruti de passer à côté. Le timbre du moteur, ronronnant d’une façon particulière est, à lui seul, un pur moment de délectation. Il n’est pas question de bruit de moteur, mais plutôt d’une symphonie des plus savoureuses. En pressant, sans pitié, le champignon pour voir ce qu’il a dans les tripes, il est fort plaisant de constater que même à régime élevé, les vibrations n’ont pas droit de cité à l’intérieur de l’habitacle. Pour ne pas saliver davantage, le nouveau-né est lancé sur un sentier qui lui sied à merveille. Langoureux, il se prête au jeu de découvertes, se pliant à nos premiers caprices.
Tenue de route efficace, stabilité optimale même dans les virages les plus saugrenus et une reprise très respectable. Telles sont les grandes lignes qui se dégagent sur ce tronçon de bitume accidenté.
Entamant une petite séance de hors-piste, le Tucson changea de peau et commença à dévoiler, petit à petit, des valeurs qui feront indubitablement son succès. Montées, descentes en virage, petites chicanes parsemées ça et là, sur fond de piste caillouteuse très exiguë, le Tucson semble être dans son élément. Il répond au doigt et à l’oeil, sans trop se poser de questions. C’est qu’il a du chien, le coquin !
Sur pareil parcours, le contrôle de traction électronique et l’ABS sont vos plus fidèles alliés du moment. Le nuage de poussière laissé derrière témoigne des violences qu’on lui faisait subir. Et il ne s’en plaint aucunement et semble, en revanche, bien s’y plaire. Passé ce mini-test, l’on ne pouvait que saluer son ardeur.
Lancé avec trois motorisations distinctes (un 4 cylindres de 2,0l essence développant 142 ch. ; un 2,0l CRDi à 112 ch. et un V6 2,7l développant 175 ch.) le nouveau-né semble promu à un avenir des plus prospères. Mais le point fort du Tucson s’exprime en termes de coût.
En effet, alliant robustesse, confort et prouesses technologiques avérés, le Tucson est commercialisé à partir de 224 000 DH. Qui dit mieux… ?

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