Il était une fois… Aston Martin DB5 : Une voiture très «007» !

Il était une fois… Aston Martin DB5 :  Une voiture très «007» !

Et pour cause, le véhicule de la fameuse marque britannique de Coventry traîne avec lui, depuis plus de cinq décennies, un palmarès de choix et un capital passion avéré. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’Aston Martin DB5 fut la voiture par excellence de l’agent James Bond ! Dans les années 60, le succès fut tel qu’Aston Martin vendit une licence au fabricant de jouets Corgi Toys qui écoula plusieurs millions de modèles réduits de la voiture de l’agent 007. Un modèle réduit a même été offert aux enfants de la reine Élisabeth II, qui l’avait prêté en 2011 pour l’exposition parisienne : Des Jouets et des hommes.

Carosserie italienne, cœur britannique

La DB5 fut imaginée par le carrossier italien Touring Superleggera. Elle se décline en coupé ou en cabriolet dès sa sortie en 1963, et une série très limitée en version break est proposée plus tard. Le projet DB5 dirigé par John Wyer fait table rase du passé. Alors que le prototype 114 était déjà très avancé en 1956, l’usine a recours à un maître de la carrosserie. Touring est chargé de réaliser la carrosserie en aluminium avec son procédé Superleggera. La principale différence entre la DB4 et sa remplaçante la DB5 se situe au niveau du moteur. Ce dernier, un six cylindres en ligne double arbre, est en effet porté à une cylindrée de 4,0 L contre les 3,7 L de la DB4, par réalésage (96 millimètres au lieu de 92). Cette nouvelle configuration moteur lui confère ainsi près de 282 ch à 5.500 tr/min pour être propulsée à une vitesse maximale de 230 km/h. La DB5 effectue ainsi le 0 à 100 km/h en 8,1 s, une prouesse considérable à son époque. La mécanique de la DB5 s’équipe d’une boîte de vitesses ZF à cinq rapports, qui remplace l’ancienne transmission «David Brown» à quatre vitesses.

D’où viennent les initiales «DB»?

C’est en 1947 que David Brown rachète Aston Martin (d’où les initiales DB sur les nouveaux modèles) et la société Lagonda Company. L’année suivante est présentée au London Motor Show, l’Aston Martin DB1, un quatre cylindres, moteur 2 litres. Quinze voitures seront vendues avant l’apparition de la DBII, six cylindres, 2.5 litres et dessiné par W.O.

Bentley, le fondateur de Bentley. La DB2 est un succès immédiat, six voitures sont vendues la première semaine de commercialisation. Vient par la suite la DB3, puis en 1958, la DB4, beaucoup plus raffinée que les précédents modèles. En juillet 1963, commence la fabrication de la DB5 et en deux ans seront vendus 1.018 véhicules. Tous ces nouveaux modèles jouissaient, auprès d’amateurs avertis fortunés, d’une excellente réputation. Les victoires en compétition automobiles et la commercialisation de l’Aston Martin DB4 avaient largement inversé la tendance en taillant un succès considérable aux DB. Il ne manquait plus qu’une promotion plus large, à un public plus grand, ce qu’a réalisé Brown pour la DB5 en collant l’image de la DB à celle de James Bond. La DB5 fut par la suite remplacée par la DB6 puis par la DBS.

Je m’appelle Bond, James Bond…

Quand Bond a eu besoin d’une voiture pour ces missions, Ian Fleming lui octroya une DB2 dans Moonraker. Au moment du tournage de Goldfinger et d’Opération Tonnerre, la DB5 était le nouveau modèle de la marque britannique. La DB5 de James Bond était à l’origine rouge, mais elle a finalement été jugée trop «tape-à-l’œil», pour un agent de Scotland Yard qui se doit plutôt être discret. Elle sera donc repeinte en gris «Silver Birch». Pour les besoins du film, elle sera équipée de toute une série de gadgets. On y retrouve les faux propulseurs d’huile chaude à l’arrière (afin de faire glisser les ennemis potentiels), mais aussi un bouclier anti-balles arrière et le fameux toit qui se rétracte pile- poil une seconde avant l’éjection de l’agent double ! La DB5 sera réutilisée plus récemment par James Bond dans Golden eye, Casino Royale et Skyfall. Quatre Aston Martin DB5 «007» furent créées dans les années 60, seulement deux d’entre elles seront utilisées sur les tournages de Goldfinger et Opération Tonnerre. L’une, baptisée Effect Car, pour les effets spéciaux et gadgets, et l’autre, baptisée Road Car, pour les scènes d’action et de route.

A des fins promotionnelles, Eon Productions fit construire deux répliques de l’Aston Martin, mais ces voitures n’apparaîtront jamais dans les films. Les deux voitures de tournage passeront aux mains de particuliers américains (dont une volée à Boca Raton en 1997 et jamais retrouvée), ainsi qu’une des deux répliques. La quatrième est visible au Nationaal Automobiel Museum de Louwman en Hollande.

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