Il était une fois…Beauté et jeunesse éternelles

Il était une fois…Beauté et jeunesse éternelles

Une fois de plus, Jaguar n’a pas fait les choses comme les autres. Il faut savoir qu’au départ, le XK est le nom d’un moteur développé par Jaguar pour les besoins du Jaguar MK V 2. Sont développement commença avant la deuxième guerre mondiale, alors que le fondateur de Jaguar, William Lyons, était soucieux de développer la compagnie qu’il avait créée 20 ans plus tôt. Il réalisa qu’il fallait dorénavant construire ses propres moteurs au lieu de se fier à des constructeurs extérieurs comme il l’avait fait jusqu’alors. Lyons avait lancé plusieurs projets expérimentaux pour développer de nouveaux moteurs de courses. Les noms de code commençaient avec un X pour « expérimental », suivis d’une lettre évoquant le numéro de l’ébauche : XA, XB, XC … En 1948, Jaguar travaillait sur la 10ème version du moteur (XJ), avant de se pencher sur l’ultime référence du genre, un 6 cylindres aux performances époustouflantes à l’époque (3.4 litres de 190 cv de base et 220 cv en version SE, avec distribution à double arbres à cames et de gros carburateurs) sobrement intitulé XK.  Une course contre le temps est alors lancée afin de présenter le nouveau moteur au salon d’Earl’s Court. Toutefois, il fallait un châssis. Au final, Jaguar à fait dans le bricolage «de luxe» en reprenant un châssis prévu pour la prochaine berline MK 5. Il est d’abord raccourci, puis la fine calandre est intégrée au capot avec des phares sur nacelles qui deviendront la signature de la marque pendant une vingtaine d’années. Le pare-brise est en pointe et pour l’intérieur, moquette laine et cuir Connolly. Le modèle est finalement exposé au London Motor Show de 1948. Le nom choisi, XK120 super sport, renvoie à la fois à la motorisation et la vitesse maximale supposée (120 miles/h, soit plus de 190 Km/h). Sur place, c’est un coup de tonnerre dans le monde automobile. Ce qui n’était qu’un simple véhicule de présentation pour un moteur révolutionnaire, s’est transformé, par la force des choses, en un best seller incontesté, pour ensuite devenir la voiture des stars, notamment aux Etat-Unis. L’afflux des commandes poussa Jaguar à mettre les bouchées doubles pour satisfaire une clientèle impatiente et complètement séduite. L’acier, plus facile à usiner, remplace ainsi la robe en alu du modèle d’exposition pour que 240 unités soient péniblement produites en 2 ans. La race XK est, alors, officiellement née et fera parler d’elle. Dans les années 50, ce sont les XK140 et XK150 qui marquent l’évolution du genre pour céder la place à d’autres dénominations plus populaires, à savoir la C-Type, D-Type et E-type…. Le moteur XK a été le cœur de la production Jaguar pendant presque 40 ans. Avant d’être remplacé par un V12 plus puissant. Toutefois, la légende a continué avec un coupé GT XK8 sorti en 1996, puis sa version suralimentée, XKR, produite en 1998. Deux évolutions ont vu le jour en 2002 et 2006, tout en gardant une beauté et une élégance intemporelles. Aujourd’hui, la lignée des XK continue, et Jaguar n’a pas fait dans la demi-mesure. En 2012 c’est la subllissime XKR-S qui reprend le relais, et ce n’est pas moins que la voiture la plus puissante jamais construite par Jaguar avec ces 550 cv. Et  le meilleur reste à venir.

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