Il était une fois… Fiat Regata : Bellissima !

Il était une fois… Fiat Regata : Bellissima !

Il y a des voitures qui, injustement, ont été déposées aux oubliettes de l’histoire automobile, ceci malgré leur personnalité, leur élégance et leur technologie. La Fiat Regata en fait incontestablement partie. Son apparition fut à la fois remarquée et discrète. Au Maroc on utilise encore l’expression : «démarrer une Regata», pour dire «faire une entrée remarquée». Et ceux qui ont vécu à la fin des années 80 doivent certainement se souvenir du fameux slogan publicitaire : «Regata bellissima ! ». Cette semaine, nous avons décidé de revenir sur l’histoire de la «gondole» («Regata» en italien).

Une version «saloon» de la Ritmo

Reposant sur la plate-forme de sa devancière directe, la Ritmo, la Regata apparaît comme la version «saloon» de celle-ci. Elle fait sa première apparition en 1983, puis à partir de 1986, prend les formes d’une Fiat Croma tout en gardant une personnalité propre. A l’intérieur, l’embourgeoisée «gondole» s’équipe de nouvelles garnitures, renforçant son côté cossu. A l’époque, la belle disposait déjà d’un chauffage à… régulation automatique s’il vous plaît ! La Regata apparaît également comme le digne successeur d’une autre berline de la marque italienne, la Fiat 131 qui connut ses heures de gloire.

Ecologiquement technologique !

Déjà soucieuse des problèmes écologiques, la belle proposera une version ES (Energy Saving) avec moteur de 1.302 cc surcompressé et, pour la première fois, un système d’arrêt automatique du moteur quand celui-ci n’était pas sollicité (le fameux Stop & Start !). Toute cette technologie était gérée par un astucieux système d’allumage électronique, ce qui réduisait la consommation de 15%. Une prouesse à l’époque.

Succès correct…

Avec sa ligne filante et son habitacle très spacieux, la Fiat Regata fut commercialisée en différentes versions : un moteur diesel et trois essence de 70, 85 et 100 ch DIN et trois niveaux de finition. Au total, plus de 700 000 Regata seront produites entre 1983 et 1990, année où elle sera remplacée par la Tempra. Un succès très honorable.

Pied de nez à la concurrence…

Mais c’est sous le capot que les nouveautés sont les plus marquantes. Si la berline traditionnelle à trois volumes utilise une traction avant, elle s’équipe d’une part de l’excellent 1585 cc (de la lignée des doubles arbres à cames Lampredi) et reçoit, en outre, une injection électronique monopoint. D’autre part, et c’est là l’évolution la plus remarquable, le 1,9 diesel se pare d’un turbo qui porte sa puissance à 80 ch. Accouplé à une boîte courte, il propulse la berline en pointe à 180 km/h et abat le 0 -120 km/h  en seulement 12 secondes, faisant un pied de nez inattendu à la concurrence. Ce bloc fera d’ailleurs les beaux jours de nombreuses autos, de la Tipo à la Delta en passant par les Alfa 145, 146, 155 et autres Lancia Dedra.
Par ailleurs, ses trains roulants revus lui confèrent une tenue de route au-dessus de tout soupçon.

Regata ou Regatta ?

Le succès passera outre Atlantique où la Fiat Regatta (avec deux T) sera fabriquée dans la filiale argentine Fiat Concord entre 1985 et 1995. Produite dans l’usine Fiat de Cordoba à partir de 1985, elle sera un acteur important du segment des berlines moyennes dans le pays. Le marché argentin étant très demandeur de ce type de véhicule, elle ne sera que très peu exportée vers les autres pays d’Amérique Latine ; les droits de douane étant par ailleurs très dissuasifs.

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