Il était une fois… Ford Sierra : «Que sierra, sierra !»

Il était une fois… Ford Sierra : «Que sierra, sierra !»

«Whatever will be, will be !» (ce qui doit arriver arrivera !). C’est ce qu’ont dû certainement penser les concepteurs de la Ford Sierra en commençant à la produire, tellement son allure dénotait avec les codes stylistiques de l’époque. Et pour cause, le look de la Sierra à l’époque était loin de laisser indifférent, ce qui représentait un défi pour parvenir à la commercialiser. Elle arborait des lignes atypiques et révolutionnaires par rapport à ce qui se faisait alors en matière automobile. Elle fut l’une des grandes pionnières du bio-design, qui se généralisera dans les années 90. Bob Lutz, qui était alors président de Ford Europe, souhaitait tirer un trait sur l’image conservatrice des Taunus et autres Granada. Il donne donc carte blanche à Patrick le Quément (par la suite directeur du style chez Renault entre 1987 et 2009) pour dessiner la Sierra.

Look avant-gardiste…

C’est en 1982 que la Sierra est présentée au Mondial de Paris. Elle arbore cette ligne bicorps si innovante et particulière. Et grâce à ce look atypique la Sierra rencontre, dès son premier lancement, un franc succès. Une 5 portes à hayon simple de 4,47 mètres de long, aérodynamique et agréable à l’œil, la silhouette de la Ford Sierra inspire d’abord la confiance, la robustesse et la sécurité. Du côté de la mécanique, les modèles de base de la Ford Sierra sont des propulsions, contrairement à la plupart de leurs concurrents directs. Jusqu’en 1989, les Sierra seront équipées avec une transmission type N venant de la Cortina. Cette dernière est remplacée par la MT75 (sur DOHC et V6). Les suspensions indépendantes et les freins à tambour se trouvent tous deux à l’arrière, sauf dans les modèles avec l’ABS et les modèles sportifs équipés de quatre freins à disques.

Les fameuses années «Pinto»

Sous le capot, la première Sierra est équipée de l’OHC, communément appelé «Pinto», et considéré comme étant le moteur le plus fidèle de la gamme Sierra tout au long de son existence. Période durant laquelle elle passe par quatre phases de production (Mk1, Mk2, Mk3 et Mk4). Il s’agit du même moteur qui avait équipé des millions de véhicules au Royaume-Uni, que ce soit dans l’Escort RS2000, la Cortina, la Sierra, la Granada, la Capri ou le Transit. Disponible en 1.3, 1.6, 1.8 et 2 litres, il est éliminé de la gamme au fur et à mesure en raison des nouvelles normes d’émissions polluantes entrant en vigueur au cours des années 1990. D’abord présenté au Royaume-Uni en 1970 dans la Cortina, le Pinto était un moteur bon marché à distribution par courroie crantée. Ce moteur a été monté dans des millions de véhicules au Royaume-Uni, que ce soit dans l’Escort RS2000, la Cortina, la Sierra, la Granada, la Capri ou le Transit.

La quête de la motorisation idoine…

Au commencement disponible en 1.3, 1.6, 1.8 et 2 litres, le Pinto a été définitivement éliminé de la gamme en 1991 car incapable de respecter les nouvelles normes d’émissions polluantes entrant en vigueur au cours des années 1990. C’est ainsi que le nouveau Bloc CVH fait son apparition. issu du Pinto et monté dans la Sierra en version 1.6 (après 1991) et en version 1.8 (à partir de 1987), le CVH a également trouvé sa place sous le capot de la Ford Escort qui utilisait les versions 1.3, 1.4 et 1.6. La Fiesta l’a également utilisé en versions 1.3 et 1.6 au début, puis en version 1.4 sur la génération suivante. En 1989 les Sierra seront équipées du fameux DOHC, en remplacement du Pinto 2.0. Disponible en version carburateur et en version injection, c’est un moteur à la fois performant et économique. Il reste considéré comme étant l’un des meilleurs moteurs jamais fait par Ford pour le marché européen.
 

Plus de 10 ans de carrière…

La nouvelle Cosworth, basée sur la Sierra Sapphire, fit son apparition en 1988 et fut produite en 11.000 exemplaires. En 1990, sort la Cosworth 4×4 produite à 9.250 exemplaires et dont la puissance est légèrement supérieure (220 ch). Cette dernière bénéficie, en plus de la transmission intégrale, d’un équipement plus complet de série, aussi bien pour le confort (la sellerie cuir, notamment) que pour la sécurité.

Début 1993, après une carrière longue de 10 ans, la Sierra cède sa place à la plus moderne Mondeo. Celle-ci, dotée d’un design plus lisse et de la transmission aux roues avant, rentre dans le rang des berlines familiales. Mais elle se montre moins innovante que sa devancière à sa sortie et surtout ne se permettra jamais d’excentricités. La Ford Sierra a été fabriquée principalement en Allemagne, en Belgique et au Royaume-Uni à 2.700.500 unités.

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