Il était une fois… Jeep Cherokee XJ : Le grand indien qui allait partout…

Il était une fois… Jeep Cherokee XJ : Le grand indien qui allait partout…

C’est en 1963, avec le Jeep Wagoneer, que débute l’histoire du Cherokee, ce franchisseur hors pair qui donnait l’impression qu’il pourrait grimper aux arbres malgré son gabarit de maousse ! Le Wagoneer à l’époque était un gros 4X4 à 5 portes très à l’américaine, c’est-à-dire long, large, excessif et gourmand avec ses moteurs 6 cylindres ou V8.

Son concepteur n’était nul autre que Willys, qui avait fabriqué l’increvable Jeep Willys militaire qui avait fait toutes les guerres. La production et la commercialisation du Wagoneer s’était déroulée uniquement sur le sol américain. Après le rachat de Willys par AMC en 1970, une nouvelle version à trois portes est alors mise en place. Elle prendra le nom de «Cherokee» en 1974. La saga allait débuter…

Renault prend le flambeau en Europe…

Affublé des mêmes dimensions que le Wagoneer, le Cherokee se distingue surtout par sa calandre à grille verticale, et un hayon arrière dont la vitre peut descendre électriquement. Il faut attendre alors 1977 pour qu’une version à 4 portes prenne place dans la gamme, faisant doublon avec le Wagoneer. Avec des moteurs identiques à ceux du Wagoneer, il ne s’adresse qu’au marché américain ou à de rares amateurs européens qui ne sont effrayés ni par son prix d’achat, ni par les barrières d’importation, ni par la consommation importante de l’engin. Le gabarit de l’auto ne correspondant pas aux normes et à la conception européenne d’une voiture.

Parallèlement, AMC a des accords avec Renault depuis les années 60. Dans les années 70, Renault rachète la moitié du capital de son partenaire. A travers le réseau AMC, Renault distribue alors aux Etats-Unis la Renault 5 Le Car, la Renault Alliance, dérivée de la Renault 9, et la Renault Encore, dérivée de la Renault 11. Mais les ventes d’AMC dégringolent, et la firme avance vers une faillite certaine. Renault prend alors les choses en main et lance un projet d’une nouvelle voiture, plus adaptée aux marchés européen et africain. Le projet XJ qui aura coûté 250 millions de dollars aboutit en 1984 à la nouvelle génération de Cherokee (3 portes) et Wagoneer (5 portes), plus court de 50 cm, moins large de 15 cm, moins haut de 10 cm et plus léger de 500 kg !

Un corps ricain pour un cœur français !

Outre leur nombre de portes, les deux voitures (Cherokee et Wagoneer) se distinguent par leurs phares. Ces voitures sont des monocoques et ont un châssis sur lequel est boulonnée la mécanique et la carrosserie. A l’origine, les moteurs sont des 4 ou 6 cylindres à essence, avec une boîte quatre rapports manuelle pour le 4 cylindres, ou une boîte 5 rapports en option pour le V6. Le V6 peut aussi recevoir une boîte automatique trois rapports. Au choix, deux types de transmission sont disponibles : soit à train avant enclenchable, soit traction intégrale permanente. Cependant, la voiture n’est toujours pas importée en Europe dans cette configuration. Ce n’est qu’en janvier 1985 que le Cherokee est enfin importé par Renault avec le moteur turbo Diesel maison que l’on retrouve sur la Renault 20 TD ou même la Renault 18 TD. Avec une boîte cinq rapports, les performances ne sont pas formidables, mais la voiture semble y trouver son compte en dépit d’un bruit important à bord. Le moteur 2,5 litres essence est également disponible, mais sera très peu vendu en Europe. La version à cinq portes devient disponible en juillet 1985 mais garde le nom «Cherokee».

1987 : Arrivée du moteur 4.0 l !

En 1987, Chrysler rachète AMC à Renault qui reste toutefois importateur exclusif de la voiture pour l’Europe. Le V6 de 2,8 litres d’origine AMC est remplacé par un bouillant 4 litres à 6 cylindres qui fait merveille. Avec 175 chevaux, il donne de franches accélérations à la voiture, et franchit les 100 km/h en un peu plus de 9 secondes ! En 1988, le moteur Diesel Renault est supprimé du catalogue américain. Il faut attendre 1990 pour que le Cherokee Limited soit à nouveau disponible en version Diesel, mais avec train avant enclenchable exclusivement. Fin 1992, le contrat de distribution du Cherokee prend fin. Chrysler ne renouvelle pas le contrat et le confie à Sonauto, qui avait mis en vedette le Mitsubishi Pajero. Les motorisations sont alors modifiées et le moteur Turbo Diesel Renault de 2,1 litres est troqué contre un 2,5 litres VM. L’aventure continue ainsi jusqu’en 1997, puis après une refonte jusqu’en 2001, année durant laquelle le nouveau Grand Cherokee viendra reprendre le flambeau.

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