Il était une fois : Mercedes-Benz W123, L’increvable teutonne

Il était une fois : Mercedes-Benz W123, L’increvable teutonne

La «record-woman» de la longévité automobile est sans doute allemande. Et elle s’appellerait Mercedes-Benz W123. Robuste, elle a traversé les années, parcouru les âges, avalé des kilomètres, subi des pannes, vu des pays, transporté du monde, servi de taxi… mais elle est toujours là ! Et on peut d’ailleurs encore la croiser dans nos rues ou se faire doubler par elle sur nos chemins de campagne.

Son histoire commence pourtant par un froid décembre 1975 à Bandol en France, lieu de villégiature pour beaucoup d’Allemands. La Mercedes W123 est alors dévoilée officiellement au monde. Présentée à ses débuts avec une motorisation 2.8l (carbu’ ou injection), elle sera suivie trois mois plus tard par d‘autres modèles diesel et essence.

La gamme fait alors la place large au diesel, Mercedes-Benz étant le pionnier du genre sur les voitures particulières. Sa réputation commence alors à être connue et perçue de tous: sécurité, fiabilité, longévité, agrément de conduite, couple et… prix. La production de la W123 s’arrêtera en 1985, mais l’histoire est déjà en marche.

 

Pas qu’une simple évolution… une révolution !

A «vue de nez», la W123 pourrait apparaître comme une simple évolution de millésime : on revisite le tableau de bord des antiques W114/W115, on met des feux horizontaux et l’affaire est dans le sac ! Détrompez-vous, la W123 est une voiture complètement différente de ses prédécesseurs. 

Certains modèles de la gamme sont même prêts à accueillir des équipements high-tech tels que l’ABS et l’airbag. Le châssis est conçu pour s’adapter à toute la palette de la gamme. 

Cette dernière présente des modèles complètements divers : on y passe de la poussive 200D à la rugissante 280E, en passant par la sage 240D. Les évolutions de la W114/W115 vers la W123 vont également faire jurisprudence. Elles intégreront les recherches de la marque en matière de sécurité passive, mais aussi inaugureront une nouvelle identité stylistique. 

Vous avez dit sécurité?

A l’époque, elle présentait déjà un concept abouti de cellule de sécurité entouré de parties déformables à absorption de choc (le capot avant et le coffre), et d’une structure de toit renforcée. La colonne de direction présente elle aussi une autre nouveauté de taille, en cas de choc elle n’avance plus dans l’habitacle pour blesser le conducteur. Qui lui même peut être retenu par les ceintures avant à tension. Autant d’équipements qui, s’ils nous semblent rudimentaires aujourd’hui, étaient carrément révolutionnaires à l’époque. La qualité des matériaux est évidente, le sérieux de la construction aussi même si certains tableaux de bord et plus particulièrement les bleus sont sujets à des fissures avec le temps et le soleil. 

 

Sous le capot ça donnait quoi ?

La W123 proposait une gamme de 4 moteurs diesel : 200D, 220D, 240D, 300D et de 6 moteurs essence : 200, 230, 230E, 250, 280, 280E et enfin un moteur turbo-diesel : 300D turbo uniquement destiné à l’exportation vers les États-Unis et le Canada. Ce large choix va contribuer au mythe. La mécanique s’articule autour d’un pont à bras oscillant, de boîtes manuelles 4 et 5 vitesses et d’une boîte automatique, et d’un train avant testé à plus de… 300 km/h s’il vous plaît !

Voiture de collection ? Pas sûr !

La W123 voiture pour collectionneurs 37 ans après sa sortie ? Pas encore ! Elle le deviendra probablement un jour, mais vu la fiabilité de la bête cela risque de prendre encore quelques années. 

La qualité de la tôlerie et des motorisations a permis d’amener jusqu’à aujourd’hui un nombre important de W123. L’abondance du modèle sur le marché de l’occasion fait que l’on a du mal aujourd’hui à le voir comme une voiture de collection. Les collectionneurs commencent déjà à lorgner certains modèles spéciaux et rares comme la 280CE ou le 300 turbo diesel. 

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