Il était une fois… Mondial de Paris : Le rendez-vous incontournable!

Il était une fois… Mondial de Paris : Le rendez-vous incontournable!

A la veille de l’ouverture du Mondial de l’automobile à Paris (auquel nous consacrerons une édition spéciale dans le prochain supplément), nous vous proposons de revenir quelques années en arrière pour découvrir comment cela a commencé et surtout comment est devenu le Salon que tout le monde attend. L’histoire commence en 1898 avec la première «Exposition internationale de l’automobile, du cycle et des sports» organisée par l’Automobile Club de France qui se donne pour mission de promouvoir «l’automobilisme». Lors de cette première édition, il y avait près de 220 exposants réunis sur 6.000 m². En 1901, l’exposition emménage dans ce qui sera le symbole du Salon de l’automobile de Paris pendant 60 ans : le Grand-Palais. Les dates du Salon coïncident alors avec celles du Salon du cycle. Des oppositions ne tardent pas à apparaître entre les représentants des constructeurs et le comité du Salon, ce qui aboutit à la suppression pure et simple de l’édition 1909. Repris en main par les constructeurs, le salon poursuit sa croissance jusqu’à l’avènement de la Première Guerre mondiale. Au cours des années 30, les effets de la crise qui avait jusque-là épargné la France se font sentir.
Le nombre d’exposants est en baisse sensible (526 exposants en 1938 contre 1.339 en 1929) et la pression des constructeurs étrangers se fait plus forte. Pour des raisons évidentes, il n’y aura pas de salon entre 1939 et 1945. Le  rendez-vous est fixé en octobre 1946. Un Salon insolite puisque les exposants se présentent avec des véhicules qu’ils ne peuvent pas vendre! Pour l’acheteur il faut un bon délivré par l’administration, pour le constructeur il faut faire la chasse aux matières premières…
Paris 1946 sera le 1er Salon de l’après-guerre en Europe! Les Français, sevrés d’automobiles, se ruent vers le Grand-Palais, ils seront près de 810.000 en dix jours. Les voitures électriques réapparaissent après une longue absence (la dernière voiture électrique fut présentée en 1923). Ce n’est qu’en 1949 que les ventes sont libres, mais encore soumises au contrôle des prix.
En 1950, le Salon se tient à la fois à la Porte de Versailles (cycles et véhicules utilitaires) et au Grand-Palais. Les records d’affluence ne cessent de tomber, il est vrai que les nouveautés se succèdent et que le public peut enfin espérer accéder à l’automobile. Les animations de constructeurs apparaissent au cours des années 50, une tendance qui se confirme tout au long des années suivantes. Le Salon des véhicules d’occasion émigre à la Porte Maillot en 1952, année où apparaissent les premières garanties de constructeurs. Après avoir connu une période d’expansion, le nombre de constructeurs se réduit à nouveau, l’automobile entre dans les «temps modernes» de la concentration industrielle. En 1953, la surface d’exposition au Grand Palais atteint les 80 000 m². Les nocturnes réapparaissent après avoir été tentées dans les années 20, et avec elles les tarifs différenciés. Une année plus tard, on franchit pour la première fois le cap du million de visiteurs.
1955 marque l’apogée de cette période avec 1.037.000 visiteurs ! Il est vrai que les nouveautés se bousculent cette année-là, avec en particulier la mystérieuse DS 19 Citroën. Les années qui suivent voient une baisse sensible du nombre de visiteurs, les constructeurs prennent l’habitude de présenter leurs modèles en dehors du Salon.
En 1957, on assiste, pour la première fois, à la venue d’une voiture japonaise la Prince Skyline (la marque deviendra plus tard Nissan). Cet évènement confirme le rayonnement international du rendez-vous parisien.
Le Général De Gaulle impose un nouveau style de visite, en comité restreint, sans public ni orchestre. En 1962, l’ensemble du Salon déménage à la Porte de Versailles et cette installation voit redémarrer la tradition d’une exposition spéciale thématique annuelle: 50 ans de Voitures de Grands Prix dans les collections européennes, avec un plateau de bolides à faire rêver. Les années 60 sont marquées par une lente progression du nombre de visiteurs pour culminer en 1968 à 1.060.000 entrées. Cet afflux est justifié par le grand nombre de nouveautés exposées. La présidence de Pierre Peugeot en 1998 voit une exposition spéciale rétrospective pour les 100 ans du salon, Thierry Peugeot préside la 1ère édition du 21ème siècle en 2002, et Louis Schweitzer veille aux destinées du salon depuis 2007.
Seuls 5 commissaires généraux se sont succédé depuis les débuts du salon: Cezanne, Dotin, Mautin, Charpin, et Thierry Hesse depuis 1991.
Le Mondial de l’automobile continue à montrer et accompagner les grandes mutations de l’automobile, en particulier dans les domaines de la sécurité, des nouvelles énergies et de l’environnement dans les nouveaux comportements industriels et consommateurs.
En dépit des déplacements des productions et marchés automobiles vers des pays émergents, il confirme son attrait et conforte sa place de 1er Salon du monde.

Dates clés :
• 1898:  Organisation de la première «Exposition internationale de l’automobile, du cycle et des sports» par l’Automobile Club de France.
• 1946: Après une interruption logique entre 1939 et 1945, le Salon reprend mais l’édition de cette année est spéciale puisqu’aucun véhicule ne peut être vendu.
• 1954: Le Salon franchit pour la première fois le cap du million de visiteurs et atteint en 1955, 1.037.000 visiteurs grace à de nombreuses nouveautés présentées.
• 1998: Présidé par Pierre Peugeot, le Salon fête ses 100 ans et consacre une exposition spéciale retrospective.

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