Il était une fois… Peugeot 103 : Bons et loyaux services !

Il était une fois… Peugeot 103 : Bons et loyaux services !

Qui ne connaît pas le Peugeot 103? Ce bruyant cyclomoteur qui aime pétarader dans nos villes et dont le bruit et l’allure collent profondément à notre paysage urbain. Des Peugeot 103, il y a eu des tonnes de versions différentes : de l’ancienne mouture, à la version Sport appelée «riyadiya» dans le jargon de certains utilisateurs marocains, en passant par la déclinaison à jante aluminium ou encore la version Vogue, plus chic, à vis platiné électronique permettant un démarrage plus rapide.

1971, la première 103 sort de l’atelier…

L’origine du Peugeot 103 commence en France en 1971. L’étude du 103 a été dirigée par l’ingénieur Edmond Padovani, ex-directeur technique du constructeur de moto Terrot absorbé par Peugeot en 1959. Les éléments composant un 103 étaient essentiellement fabriqués en France. Une fois le premier Peugeot 103 sorti, les usagers vont tout de suite le trouver plus puissant, plus confortable mais aussi plus cher, que le 102 qu’il remplacera. Le tout premier 103, le VS commercialisé en 1971, disposait d’un équipement complet : amortisseurs avant et arrière, compteur de vitesse, et pouvait recevoir en option des clignotants, feux stop et avertisseur sonore. C’est ce modèle qui allait devenir la MVL par la suite qui a véritablement lancé le succès du 103 chez les jeunes.

Le Peugeot 103 était doté d’un moteur de 49,13 cm3 (alésage x course 40 × 39,1 mm), et était bridé à 45 km/h, ce qui lui permettait de pouvoir être conduit sans permis. Son réservoir, d’une capacité de 3,7 litres (dont 0,5 litres de réserve) de mélange essence/huile (4% d’huile) lui offrait une autonomie d’environ 100 km (dont 10 km en réserve). Le carburant était absorbé à une hauteur de 10 % de la taille du réservoir. Quand 90 % du carburant était consommé et que le moteur s’arrêtait, l’utilisateur pouvait échapper à la panne sèche en tournant le robinet sur la position «réserve» qui aspirait le fond du réservoir (souvent sale), ce qui constituait un avertissement. Il lui restait alors quelques kilomètres d’autonomie, pour aller se ravitailler à la pompe la plus proche.

2003, fin de production, sauf au Maroc !

Au fil des années, il a été décliné en de très nombreuses versions, allant des modèles light, sans variateur, sans suspension arrière et sans compteur de vitesse, jusqu’aux modèles haut de gamme comme les spx, rcx ou Fox. A l’inverse du 102, le 103 a reçu dès le départ un système d’admission à clapet dans le carter, ce qui lui conférera beaucoup plus de puissance et de souplesse que le 102, équipé d’un moteur à admission au cylindre, par jupe de piston.

Au fil des années, le 103 a subi d’importantes évolutions, tant au niveau motorisation qu’au niveau partie cycle. Au niveau motorisation, la puissance des premiers modèles était de 2,0 chevaux DIN, mais elle culmina à 3,0 ch à la fin de la production. En 1987, tous les modèles (à quelques exceptions près) ont été équipés d’allumage électronique (5 branches) bien plus fiables et robustes que les modèles de rupteur. De plus, les volants des allumages électroniques d’origine sont munis d’une clavette, afin de pouvoir les démonter et remonter facilement. Face à l’arrivée des cyclomoteurs à boîtes de vitesses manuelles, et des scooters meilleurs marchés et surtout plus sûrs que ceux vendus au début des années 90, le 103 entame lentement son déclin à la fin des années 90. Le déclin va s’accentuer dans les années 2000, notamment en raison de l’arrivée de scooters asiatiques «low-cost» (de marques coréenne, taiwainaise et chinoise).

Le 103 spx, l’un des modèles phares de la marque, s’efface en 2003. Le dernier 103 français a été fabriqué en 2006 et depuis, les quelques modèles vendus sont fabriqués en Chine. Le Peugeot 103 reste également produit au Maroc, à Casablanca. il est décliné en différentes versions (ressemblant aux anciennes 103 MVL, SP3 ou même Fox mais toutes à pédales) et ne sont pas importés en France. Des modèles très approchants sont fabriqués en Turquie pour le marché local sous la marque Ramzey.

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