Il était une fois… Peugeot 104 : Séduisante à 104% !

Il était une fois… Peugeot 104 :  Séduisante à 104% !

Trentenaires, rappelez cette petite voiture qui a peuplé votre jeunesse ! Vous vous êtes à coup sûr retrouvés un jour à son bord, car elle a certainement appartenu à un oncle ou à une tante, ou bien vous l’avez empruntée en petit taxi avec vos parents.

Toujours est-il qu’elle vous renvoie à une enfance presque onirique où les souvenirs se mêlent à des ambiances chaudes et pleines de nostalgie. La Peugeot 104 a bel et bien été présente dans notre paysage. Cette semaine, retour sur celle qui fut la plus courte berline quatre portes du monde.

Pas de hayons sur les premiers millésimes !

La 104 est une petite voiture française construite par la marque au lion à Mulhouse (Haut-Rhin). Elle a d’abord été lancée en berline bi-corps à 4 portes, puis en coupé 3 portes. Celui-ci connut des déclinaisons sportives. La 104 a servi de base aux Citroën LN/LNA, Visa et Talbot Samba. En 1972, la berline est la 4 portes la plus courte du monde.

Elle fut équipée à son lancement du « moteur X » de 954 cm³ en aluminium à arbre à cames en tête. La presse de l’époque avait fustigé le coffre de citadine : il est petit mais finalement permet de transporter les courses! Les Peugeot 104 des premiers millésimes n’avaient pas de hayon! Ce n’est qu’en 1974 que survient le lancement du coupé 3 portes qui dispose d’un hayon, contrairement à la berline.

Grâce à l’empattement et au porte-à-faux arrière réduit, la longueur passera ainsi à 3,30 m. Les sièges, certes pas vraiment enveloppants, associés à une suspension confortable, offraient plutôt un moelleux et un confort corrects pour une petite voiture de cette époque. A l’arrière, l’accès ne posait pas de problème particulier.

La place dévolue aux passagers arrière restait correcte pour une citadine. La simplicité de présentation faisait que la relative étroite largeur aux coudes était compensée par des contre-portes qui ne sont pas volumineuses puisqu’elles ne s’embarrassaient pas de larges accoudoirs, cendriers, vides poches !
 

Pas très cossue, mais efficace…

L’année 1976 verra le lancement du coupé 104 ZS, «moteur X» de 1 124 cm³, 66 ch DIN, version sportive (155 km/h), avec compte-tours, volant trois branches, phares à iode et jantes de style (avec enjoliveur). Presque la même année verra l’apparition du moteur 6 CV et du hayon sur la berline, qui devient alors une 5 portes. Les finitions pourvues d’un S étaient les plus «huppées». Elles offraient, en plus de leurs petites sœurs, des essuie-glaces arrières, des lunettes arrières dégivrantes, un appuie-tête à l’avant, une montre, la ventilation à deux vitesses, des essuie-glaces avant à deux vitesses de balayage plus une vitesse intermittente et une boîte de vitesses à cinq rapports.

En revanche, le luxe s’arrêtait là ! Les vitres avant se montaient et se descendaient à l’aide d’une bonne vieille manivelle, il fallait actionner le starter pour réveiller le moteur quand il était froid, point de réglage en hauteur et en profondeur du volant, pas de boîte à gants qui ferme, des contre-portes succinctement habillées, etc.  C’est en 1988 que la Peugeot 104 ne sera plus produite, après avoir alimenté les chaînes Peugeot pendant près de 16 ans et participé sous sa déclinaison ZS à plusieurs rallyes et compétitions.

Le nombre d’exemplaires fabriqués s’est élevé à 1.624.992, dont 345.849 versions «coupé». Ce chiffre inclut près de 80.000 coupé «ZS» ainsi que 55.000 coupé «ZA» (version entreprise produite depuis octobre 1977). A noter que la Peugeot 104 est le modèle qui inaugura la fabrication complète d’automobiles dans l’usine située dans le Sundgau près de Mulhouse en Alsace.

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