Il était une fois… Peugeot 505 : La «Mercedes française»

Il était une fois… Peugeot 505 : La «Mercedes française»

«Mercedes française», c’est ainsi que fut surnommée la Peugeot 505 par les Allemands eux-mêmes ! Une voiture qui ne connaîtra à son époque aucune frontière et partira à la conquête des Etats-Unis et de l’Afrique. Fiable, élégante et robuste, elle fut de toutes les guerres et sur tous les chemins, des plus tortueux aux plus escarpés. Ubique, on pouvait la retrouver sur les routes du Sahara marocain, la croiser dans les rues new-yorkaises ou en pleine brousse africaine. Voici l’histoire d’une voiture comme on n’en fait plus.

Une 504 mais en plus moderne…

C’est en 1979 que Peugeot «sort ses griffes» et expose pour la première fois la 505. La nouvelle lionne présente énormément de similitudes avec sa devancière et non moins mythique : la 504. Grand trait commun, ces grands phares en trapèze qui ont l’air de toujours «froncer les sourcils». D’ailleurs, toute la plate-forme du véhicule provient de la 504 avec toutefois une amélioration de l’empattement et de la rigidité. Toujours comme sa devancière, elle hérite d’une carrosserie tri-corps élancée avec coffre séparé de l’habitacle. La visibilité se fait via un pare-brise imposant. Le capot est légèrement incliné pour assurer l’aérodynamique frontale. Une grande malle quasi rectangulaire pare l’arrière.

Une dernière «propulsion» pour la route !

La 505 fut la dernière propulsion de chez Peugeot. Sur son catalogue, la grosse berline proposera de nombreuses versions et motorisations. Un large choix qui contribuera assurément à son succès commercial et à sa longévité (elle fut produite pendant 20 ans, entre 1979 et 1992!). Dans la multitude de versions qui seront disponibles au catalogue essence et diesel, on pouvait retrouver des moteurs GL(D), GR(D), SX et SR(D). Néanmoins, la gamme sera étoffée avec des versions plus viriles, dont notamment les fameuses GTi et Turbo-injection (développé avec Porsche s’il vous plaît !), qui apporteront leur lot de chevaux et de sensations. La plus représentative restera la STI de 1981.

Pour tous les goûts…

La Peugeot 505 sera prodigue en déclinaisons. La plus «hargneuse» sera la Turbo de 1984. La plus «élégante» une V6 de 1988 et la plus rare le break GTD de 1989. La Peugeot 505 a également existé en version 4×4, en ambulance ou en pick up.
Les versions V6 et V6 S vont préparer l’arrivée de la 605 V6. En 1986, la 505 V6 était déjà équipée de l’ABS, de la condamnation centralisée des portes à distance, de quatre lève-vitres électriques, du toit ouvrant coulissant électrique, de rétroviseurs électriques et dégivrants et d’un régulateur de vitesse pour boîte automatique !

1.350.800 voitures vendues, pas mal !
La lionne sera très appréciée outre-Rhin pour ses qualités routières et sa fiabilité. Il faut dire qu’elle n’avait pas la réputation d’encombrer les garages de mécanique. Cependant, ce sera aux Etats-Unis que la voiture fera le plus parler d’elle. Peugeot, présent sur le nouveau continent depuis les années 50, peinait à faire décoller ses ventes. Le succès allait arriver en même temps que la sortie de la 505. Peugeot fut sollicité suite à un appel d’offres des villes de New York et de Los Angeles quant au renouvellement de leurs flotilles de taxis en diesel (600 véhicules par ville !). Et devinez qui l’emporte? Près de 85.000 lionnes seront par la suite vendues là-bas, dont environ 60% en break. La success story sera également au rendez- vous en Afrique, et encore aujourd’hui, il n’est pas rare d’en croiser au Maroc. Elle totalise durant toute sa carrière près de 1.350.800 ventes.

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