Il était une fois Simca 1100 : La familiale embourgeoisée

Il était une fois Simca 1100 : La familiale embourgeoisée

Il existe des voitures qui ont une âme et dont la bouille est caractéristique d’une situation ou d’une humeur. La Simca 1100 fait partie de ces véhicules dont on se rappelle toujours avec un brin de nostalgie. Et lorsqu’on les croise encore au bout d’une rue, on se surprend à les «zieuter» du coin de l’œil car elles évoquent quelque lointain souvenir ou du moins laissent une impression furtive. L’histoire de la 1100 commence au tout début des années 1960. Simca est alors un constructeur français au capital duquel figure, depuis 1958, le géant de l’automobile américain Chrysler, à hauteur de 25%.

 

40 mois pour réussir…

 Dès 1964, les équipes de Simca disposaient d’environ 40 mois (entre début 1964 et les 1ères voitures dont la tombée de chaîne était planifiée en juillet 1967) pour achever le développement et l’industrialisation d’un modèle entièrement nouveau, qu’il s’agisse de sa carrosserie, de sa transmission, voire de son moteur (même si celui-ci devait être dérivé de celui de la Simca 1000). L’objectif était aussi de présenter la voiture au Salon de Paris 1967. Mais le projet avait véritablement commencé au printemps 1962. L’état-major de Simca décidait alors de lancer à l’horizon 1966-1967 une « voiture légère » qui serait aussi une berline break à traction AV, hayon AR et sièges rabattables qui, dans la catégorie 6 cv fiscaux, s’intercalerait entre les Simca 1000 de 5 cv et les 1300 de 7 cv. Derrière cette décision, les stratèges et l’état-major de Simca qui observent avec intérêt la naissance de plusieurs autos de basse gamme ou moyenne à traction AV. 

Simca engageait donc une réflexion de fond ainsi que diverses études de marché afin de préciser sa stratégie de gamme et de modèles pour les 15 ans à venir. 

 

Le projet démarre

Début 1964, sur la base de dossiers et d’analyses minutieusement préparés, le feu vert est donné par Chrysler pour le développement et l’industrialisation du projet 928.

Les travaux d’exploration et de définition de ce nouveau modèle démarrent donc. Quatre variantes de carrosserie étant prévues : coach 3 portes, berline 5 portes, break 3 portes et fourgonnette tôlée . Deux 1ers prototypes, l’un à moteur longitudinal, l’autre à moteur transversal, furent construits et longuement testés, tandis que le bureau de style d’Argenteuil travaillait d’arrache-pied à différentes propositions de design extérieur et intérieur.

 

Pas un best-seller mais…

La Simca 1100 n’a jamais été reconnue comme un véritable best-seller. Néanmoins, elle a marqué deux décennies de sa présence. Elle fut de toutes les guerres aussi bien dans les balades familiales qu’en utilitaire transporteur. Restylée à souhait à travers les âges, elle subira successivement des poignées de portes extérieures encastrées, des feux AR agrandis sur les berlines (avec emplacement pour feu de recul et de brouillard), l’adjonction de feux de détresse. L’intérieur aussi sera revisité avec des commandes de phares et d’essuie-glaces groupées sur la colonne de direction (précédemment : commande d’essuie-glaces par interrupteur au tableau de bord), un nouveau tableau de bord modernisé à console centrale et 2 (sur les LS, LX, GLS), ou 6 cadrans (sur les ES, Spécial, TI), des ceintures de sécurité à accrochage central à brins séparés et des sièges AV reculant plus loin sur leurs glissières. Le tableau de bord caractéristique fut réalisé en plastique thermoformé grainé de couleur noir ou marron selon les finitions.

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