Jaguar XF 3.0 D : un Diesel bluffant

Jaguar XF 3.0 D : un Diesel  bluffant

On le savait avec le coupé XK et cela s’est confirmé avec la XF : Jaguar a retrouvé de sa superbe. En attendant la grande nouveauté de l’année, à savoir la dernière XJ, c’est la version diesel de la XF qui, jusqu’ici, tenait la dragée haute à la clientèle marocaine de la marque au félin. C’est elle la vedette de Jaguar Maroc, dont le magnifique showroom casablancais a vu sa fréquentation doubler en janvier dernier, juste après l’annonce de la disponibilité du diesel sous le capot de la XF. C’est dire tout le privilège que l’on a eu en étant le premier média national à prendre le volant de la XF Diesel.
Mais avant même de nous y installer, c’est d’abord la magnificence du style qui nous interpelle comme tout commun des mortels. Elancée, statutaire et surtout valorisante, la XF ne passe pas inaperçue dans nos rues. Si bien que cette routière a la prestance d’une berline du segment supérieur. Logique, puisque cette anglaise frôle les 5 mètres en longueur (4,96 m précisément) et en jette par les chromes qui habillent sa belle robe. Mais que l’on ne s’y trompe pas, la XF est bien une concurrente directe des Mercedes Classe E, BMW Série5 et autre Audi A6. Les premiers instants à l’intérieur sont ceux d’une sérénité appréciée. Isolés du vacarme extérieur, on apprécie les odeurs raffinées (des fragrances ?) que répandent les matériaux nobles. De la moquette épaisse, du beau bois et surtout du cuir de grande qualité qui ne se limite pas qu’aux sièges, puisqu’il recouvre intégralement la planche de bord. Et dès que l’on presse le bouton «Start», c’est toute la magie de l’électronique qui opère. Le levier de vitesse émerge et les aérateurs pivotent pour s’ouvrir et souffler la plus ambiante des températures. Mais c’est en conduite nocturne que le cocon de cette Jag’ est encore plus appréciable. Comme le rétro-éclairage de l’instrumentation, quelques recoins diffusent une lumière d’ambiance d’un bleu azuré du plus bel effet. Et pour ceux qui auraient peur pour leur standing, ce ticket d’entrée de la XF diesel qu’est la finition «Luxury» est loin d’en faire une Jaguar au rabais. Sièges avant et volant réglables électriquement (avec mémoire), clim auto bi-zone, régulateur de vitesse, phare bi-xénon, kit Bluetooth pour GSM, chargeur frontal 6 CD, radar de recul, jantes alu de 18 pouces… On en a pour son argent. Mais encore, l’ouverture de la boîte à gants, l’allumage du plafonnier ou encore l’écran de la console centrale sont autant d’éléments tactiles. Nul doute, cette Lady préfère les doigts…
Le nôtre, après avoir réveillé les 240 chevaux qui sommeillent dans les entrailles de ce nouveau V6 diesel, tourne le sélecteur de vitesse vers la position D. Reste plus qu’à accélérer pour profiter de cette cavalerie et des 500 Nm de couple, disponibles dès les 2.000 tr/min. Au-delà de la fougue avec laquelle s’emporte la XF, c’est l’insonorisation de son diesel qui impressionne. Un moteur quasi inaudible qui tromperait la plus fine des ouïes! Seules les palettes situées derrière le volant peuvent faire rugir ce félin en montant haut dans les régimes. Ajoutez à cela l’agrément d’une boîte automatique douce et progressive et vous comprendrez vite que cette Jag’ est une belle invitation à une conduite «coulée». Cela d’autant plus qu’en mode normal, les suspensions gomment les imperfections de la route gratifiant les occupants d’un confort impérial. Sur autoroute et pour une conduite plus dynamique, une pression sur la petite commande du drapeau à damier suffit à rendre ce félin un cran plus alerte. La XF avale alors les kilomètres et enchaîne les courbes dans une aisance déconcertante. Bref, le «toucher de route» d’une berline premium est bien au rendez-vous. Les performances aussi, avec une vitesse de pointe qui dépasse vite les 200 km/h et atteint même les 240… Heureusement, le freinage est à la hauteur de l’auto et de son poids. Puis surtout, à la pompe, nul besoin de faire de grimaces : la conso moyenne dépasse rarement les 10 l/100 km.
Et pour couronner le tout, cette Jaguar n’est pas aussi onéreuse qu’on le croirait puisqu’elle est affichée à 670.000 DH. De quoi bouleverser le segment des routières de luxe… Dieu merci pour la concurrence, ce n’est pas l’ambition de Jaguar Maroc. Une entreprise surtout soucieuse de la qualité et des services qu’elle propose à ses clients, tranquillisés par une garantie de 5 ans.

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