Jaguar XK Coupé : le plus agressif des félins

Chez Jaguar, le coupé XK a toujours été un modèle à part au sein de la gamme. C’est presque une institution dans la maison de Conventry, qui plus est, a su rapidement se distinguer en compétition. En effet, apparu en 1948, le coupé XK120 et son évolution le XK140 avaient été plus d’une fois victorieux au Mans, durant les années cinquante. S’en est suivie alors une brillante carrière commerciale à travers des modèles de série destinés au grand public.
La dernière génération en date avait été lancée en 1996 puis restylée à deux reprises, histoire de ne pas prendre de rides… Puis, en janvier 2005, Jaguar présenta d’abord un concept préfigurant la nouvelle génération du XK, laquelle fut finalement révélée lors du Salon de Francfort en septembre de la même année.
Et par rapport à celui qu’il replace, le plus agressif des félins évolue à tous les niveaux. A commencer par son regard, qui s’exprime via une nouvelle face avant par ses phares, sa calandre ovale et ses antibrouillards profilés dans le bouclier. La partie arrière arbore des blocs de feux encore plus inédits et tout aussi séduisants que la découpe du hayon. Le profil, lui, se veut bas et élancé, mais reste moins évocateur de la tête d’un jaguar (l’animal), que ne l’était la précédente version.
Ceci étant, les gènes Jaguar sont toujours là, bien qu’il est difficile de nier une légère ressemblance avec les récentes production d’Aston Martin. Par ailleurs et à n’en pas douter, les différents atours extérieurs de ce bolide ont été peaufinés au mieux pour améliorer ses performances aérodynamiques. Mais ce qu’il faudrait surtout retenir sur cet ensemble, c’est le niveau d’ingénierie employé dans le développement de la carrosserie. D’abord en matière de sécurité, avec l’introduction pour la première fois au monde d’un capot dit actif, en ce sens qu’il se soulève légèrement en cas de choc frontal avec un piéton, afin de le repousser et limiter les blessures que lui occasionneraient des organes comme le moteur, le radiateur… Révolutionnaire. Ensuite et globalement sur le plan conceptuel, puisque comme la grande XJ, le XK s’habille d’une carrosserie en aluminium dont les panneaux sont assemblés par rivetage et collage, soit un procédé utilisé dans l’industrie aéronautique. Résultat : le poids de la bête ne dépasse pas 1,6 tonne (1.595 kg exactement), ce qui n’est pas sans influencer positivement sans comportement sur la route.
Autre amélioration, celle enregistrée en matière de volume habitable. Et pour cause, la nouvelle plate-forme du XK profite d’un empattement allongé, ce qui lui permet d’offrir plus d’espace aux jambes à l’arrière. Le coffre, lui, affiche une capacité de 300 litres, voire 330 l si le client se passe de la roue de secours au profit de (quatre) pneus de roulage à plat. Au passage, on précisera que le XK reçoit des jantes en alliage légers de 20 pouces ! Ceci étant, ce 2+2 reste encore loin d’offrir l’habitabilité d’une familiale, ce qui est tout à fait normal puisqu’il s’agit avant tout d’une sportive.
A ce titre, on ne peut parler du nouveau XK sans évoquer l’univers GT dans lequel il plonge ses occupants. Un véritable salon roulant, nappé de cuir à grain tendre jusque dans le tableau de bord, lui-même agrémenté de boiserie. Bref, un intérieur de qualité, traité dans le plus grand raffinement, à l’image des sièges avant qui offrent jusqu’à 16 réglages. Mais il est loin le temps où le luxe «so british» de Jaguar se limitait à l’apparence. Car, avec ses sophistications, le coupé XK est une belle preuve du savoir-faire de la marque anglaise (bien que rachetée par le groupe Ford) en matière de technologie embarquée.
Ainsi, et outre des gadgets comme le démarrage sans clé, le détecteur de pluie, les essuie-glaces ou encore les phares directionnels ou encore, une connexion Bluetooth pour téléphone, on retiendra la disponibilité d’un système d’aide arrière au stationnement par caméra reliée à un écran tactile. Mais surtout, le coupé XK reçoit le must en matière de régulateur de vitesses, à savoir le dispositif AAC qui intègre un radar de distance accouplé à une alarme anti-collision (vu sur Volvo).
Ce dispositif sécuritaire de pointe est encore réservé à une poignée d’automobiles exclusives. Autre artifice électronique d’aide à la conduite, la suspension pilotée «CATS», qui prodigue un amortissement sur mesure en fonction du type de conduite et de la surface sur laquelle évolue le véhicule. Et, bonne nouvelle : tous les équipements jusqu’ici précités ont été retenus par l’importateur marocain, qui a tout simplement choisi de rayer la mention «option» sur son catalogue.
Pour l’instant, un seul moteur anime la gamme importée du XK, en l’occurrence le 4.2 litres V8 de 300 chevaux (pour un couple de 420 Nm) associé à une boîte automatique à 6 rapports, avec programme «Sport» et mode séquentiel via des palettes au volant. Un joyau mécanique qui autorise au XK d’exercer le 0 à 100 km/h en 6,2 sec et d’atteindre les 250 km/h au compteur (vitesse limitée électroniquement). Enfin, un soin particulier a été apporté au freinage, qui profite de toutes les assistances possibles afin d’être aussi efficace que l’exige un véhicule de cette trempe. Commercialisé ce mois-ci par Jaguar Maroc, le nouveau coupé XK est affiché au prix TTC de 1.200.000 DH.
A n’en pas douter, il constitue une belle pierre jetée dans la cour des constructeurs haut de gamme allemands. Il n’est d’ailleurs pas étonnant qu’en un mois seulement, l’importateur marocain en a déjà vendu une demi-douzaine.

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