Kay Segler : «Nous sommes très satisfaits du développement de BMW au Maroc»

Kay Segler : «Nous sommes très satisfaits du développement de BMW au Maroc»

ALM : La nouvelle Série 7 est la grande nouveauté de BMW au Mondial de Paris. A votre avis, qu’est-ce qui la distingue de ses rivales ?
Dr Kay Segler : Cela fait deux semaines que je roule en nouvelle BMW Série 7. Ce matin, je me suis levé à 4 heures 30 pour aller à l’aéroport de Munich (NDLR : c’est ce même jour que le Dr Segler s’est envolé pour Paris). Et afin d’y être à 5 heures, j’ai profité du fait qu’il n’y avait pas un chat sur l’autoroute pour filer à 250 km/h. C’est ainsi que j’ai pu apprécier le comportement faramineux de cette voiture. La nouvelle Série 7 se conduit comme une voiture de sport et aborde les virages avec une impressionnante rigueur, grâce à sa direction active intégrale. On n’a pas besoin de trop braquer, et d’ailleurs, on ne sent même pas qu’on braque, puisque les roues arrière tournent légèrement dans le sens inverse de celles du train avant, à petite allure, puis dans le même sens à grande vitesse. Le tout, dans un silence et un confort de roulement remarquables. Ajoutez à cela toute une panoplie de sophistications tels que la connexion à Internet, les prestations télématiques ou encore les systèmes «Night Vision» et «Assistant Pleins-phares» qui améliorent la visibilité en conduite nocturne.

Peut-on dire, une génération de plus, que la nouvelle Série 7 est tellement sportive qu’elle n’aura pas de version M7 ?
Voilà comment je répondrais à cette question : lorsqu’on a 40 ans et qu’on roule en MINI, on pense avoir 35 ans. Puis lorsqu’on roule dans une BMW normale disons, et que l’on a 40 ans, on se sent un peu plus mûr et donc, comme si on avait 45 ans. Avec cette nouvelle Série 7, la tendance s’inverse à nouveau. On a peut-être 55 ans, mais à son volant, c’est comme si on avait 45 ans !

Quel regard portez-vous sur les marchés d’Afrique du Nord et en particulier le Maroc ?
Où que l’on aille sur la plupart des pays riverains de la Méditerranée, l’économie est en plein essor. Les hommes politiques ont compris l’importance de ce dynamisme, comme on le voit dans des pays comme la Croatie, la Libye, l’Algérie et surtout le Maroc qui est devenu l’un des plus importants marchés automobiles. Et encore, nos ventes sur ces marchés vont encore évoluer, avec l’élargissement du réseau dans chaque pays. C’est pourquoi, j’ai été très heureux d’avoir été à Rabat, il y a quelques semaines, pour inaugurer un nouveau showroom, en attendant la finalisation de deux autres à savoir, celui de Tanger et de Marrakech, sans compter un deuxième point de vente à Casablanca. Nous sommes donc très satisfaits du développement de BMW au Maroc, sous la houlette de Madame Lamrani et à travers la Smeia, qui est toujours prête à investir pour le renforcement de son réseau. Nous nous réjouissons d’ailleurs de la confiance mutuelle qui règne entre BMW et Smeia. C’est un aspect important pour l’avenir.

Face au succès éloquent du X6, prévoyez-vous un autre Sport Activity Coupe dans la gamme, qu’il s’agisse d’une version à trois portes ou d’un autre modèle plus compact  ?
Pour ce qui est d’une version à trois portes, la réponse est non. Maintenant, le succès du X6 reste très encourageant et nous montre que nous avons le droit et la pertinence de réfléchir à des concepts que, souvent, les autres regardent, au début, d’un œil sceptique. Le Sport Activity Coupe est vraiment un segment inédit et sa réussite nous encourage tout simplement à réfléchir à un autre modèle plus court comme vous avez dit.

La question d’ajouter une 4ème marque à BMW Group est-elle toujours d’actualité ?
Contrairement à ce qui avait prévalu pour les rachats précédents de marques comme Rover ou MINI, la question d’ajouter une 4ème à notre groupe est en fait née d’une réflexion toute différente : celle de penser à d’autres concepts pour assurer la mobilité de demain. Ces produits n’existent pas encore et à valeur d’aujourd’hui, il est encore trop tôt pour savoir si nous allons créer tout un label, ou alors une gamme associée à BMW.

Comment voyez-vous l’évolution du marché mondial de l’automobile haut de gamme et notamment avec la montée en puissance des labels de luxe japonais ?
D’abord et d’un point de vue stratégique, BMW continuera à œuvrer pour rester le numéro 1 mondial de l’automobile haut de gamme. Ensuite, si l’on prend tous les labels automobiles premium, il est quasiment impossible de les répertorier ou les classer en deux ou trois ordres de grandeur. Même les marques japonaises que vous avez citées et qui pénètrent progressivement dans le haut de gamme, ne sont pas comparables à BMW. Ne serait-ce que par l’âge moyen de leurs acheteurs qui diffère fortement : soit 8 à 10 ans de plus par rapport à ceux de BMW. Les clients de ces marques constituent donc d’autres cibles, dont la priorité est avant tout, le confort. Or, à l’achat d’une BMW ou d’une MINI, on parle aussi de sportivité, de performances et de dynamisme. Même au sein d’un même groupe comme le nôtre, chacune des marques a sa propre cible. D’ailleurs (rires), mes deux filles, de 18 et 24 ans, roulent en MINI et n’accepteraient pas une autre marque.

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