Kia Carens : Pour s’évader dans le quotidien

Kia Carens : Pour s’évader dans le quotidien

Les temps changent et il est déjà loin celui où Kia Motors fabriquait des voitures fades, sans personnalité et peu en phase avec les goûts et attentes de la clientèle. La preuve – s’il en fallait encore une – nous vient cette fois par le biais du Carens. Un monospace compact totalement renouvelé il y a un ans environ, mais dont le renouvellement s’est fait avec goût et intelligence. En effet et par rapport à celui qu’il a remplacé, le Carens a gagné énormément en qualité perçue. D’abord parce qu’il s’est affranchi du look un peu utilitaire de l’ancienne mouture au profit d’atours plus séduisants et de lignes mieux travaillées. On ne s’attardera ni à présenter ni à commenter son design, tant il est (le Carens) déjà connu et apprécié par la clientèle. En effet, Kia Motors Maroc (KMM) enregistre une demande mensuelle moyenne de 80 à 100 exemplaires sur ce modèle. Dès lors, il reste difficile d’aller croire que ce monospace, qui a en fait une architecture de «breakospace», ne plaît pas à la clientèle marocaine. Ensuite, parce que le Carens brille par son aménagement intérieur. L’allusion est ici faite non pas seulement à sa capacité de pouvoir transporter 7 personnes grâce à une troisième rangée de sièges, mais aussi à l’aspect modulable et ergonomique des places arrière. En effet, les sièges de la deuxième rangée (constituée d’une banquette fractionnable 60/40) coulissent sur une dizaine de centimètres, tandis que leur dossier peut s’incliner sur différents degrés. De plus, ces mêmes passagers du milieu profitent d’accoudoirs individuels et de diffuseurs d’air (chaud ou froid), ce qui contribue à leur confort. Quant aux deux derniers sièges, les déployer (ou l’inverse) est carrément un jeu d’enfant, puisque la manœuvre peut se faire d’un doigt ! Quant au coffre, il est vaste en configuration 5 places (plus de 400 litres), mais s’ampute – logiquement – de sa moitié lorsque la 3ème rangée est dressée. Au demeurant, la présentation de la planche de bord est d’actualité et celle-ci reste appréciable bien qu’elle ne se recouvre pas de matériaux nobles. En fait, les différents panneaux et commandes avec leurs plastiques noirs et durs ont été pensés dans un esprit de durabilité. C’est du solide ! Autre satisfecit, celui apporté par l’équipement, qui se veut complet dans cette unique finition proposée par KMM. Tous les Carens sont ainsi équipés de l’ABS, du double airbag, de phares antibrouillard, de barres de toit, de jantes en aluminium (de 16 pouces), de la climatisation automatique, d’un lecteur CD (avec décodeur MP3), d’un ordinateur de bord, d’un rétroviseur intérieur anti-éblouissement, de miroirs de courtoisie éclairés, des lève-vitres et rétros électriques (même pour le rabattement), ainsi que de multiples rangements et aspects pratiques (range lunettes au plafond, portes gobelets, prises de 12V…). Bref, tout y est. Et parce qu’il s’agit d’un véhicule à vocation familiale, et donc plus enclin à parcourir de longues distances, c’est sur autoroute que nous avons emmené le Carens. L’objectif n’étant pas de faire de la vitesse, mais d’évaluer son comportement dynamique sur des points bien précis. D’abord le confort de roulement. Il est plus que de bon aloi, donnant l’impression aux passagers qu’ils sont à bord d’une bonne berline, bien amortie. Sans déborder d’onctuosité, les suspensions filtrent parfaitement les inégalités d’une chaussée dégradée. Ensuite, la tenue de cap. Elle est saine, même si la direction aurait gagné à être moins assistée, lorsque l’auto évolue à vive allure. Puis, lors des passages en courbe, pas de roulis, ni de mouvement de caisse prononcé. Le Carens est donc bien suspendu. Idem pour le freinage, qui semble avoir été au cœur des préoccupations des ingénieurs qui ont développé ce modèle. En effet, le Carens obéit à l’œil ou plutôt à la pédale du milieu, rassurant le conducteur par un freinage efficace et ce, même s’il n’y a ni répartiteur de la force de freinage, ni contrôle de trajectoire (ESP). Puis, il y a aussi et surtout la vigueur de son moteur: un 2.0 litres Diesel de dernière génération qui, fort de ses 140 chevaux et son couple de 305 Nm, donne du répondant à ce gros porteur coréen, ne consommant que 6,2 l/km de gasoil (350) en cycle mixte. Enfin, tout cela a un prix (unique): 235.000 DH. «7 places à petit prix» serions-nous tentés de dire au vu du positionnement tarifaire du Carens face à ses rivaux. A lui seul, le nouveau Carens est une jolie preuve que les Coréens progressent fortement et rapidement et ce, que ce soit en Europe comme au Maroc. Faut-il le rappeler KMM est actuellement le numéro 1 des ventes de voitures de tourisme importées sur le marché national ?

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