Klaus Berning : «BMW va croître au Maroc»

Klaus Berning : «BMW va croître au Maroc»

ALM : Par rapport à d’autres marchés de la région dont vous êtes responsable, à quel niveau se situe la croissance en 2005 des ventes de BMW au Maroc ?
Klaus Berning : Au Maroc, BMW à vendu pour la première fois de son histoire plus de 500 véhicules. Ce chiffre pourrait paraître faible aux yeux de certains, mais pour nous, il constitue une véritable performance, qui est même plus intéressante qu’un volume de 600 véhicules vendus sur un autre marché. Nous pensons que le marché marocain a un grand potentiel de croissance pour notre marque. D’un point de vue économique, on peut comparer le Maroc à certains pays d’Europe de l’Est où BMW vendait 500 véhicules par an il y a tout juste trois ans alors que ce volume a été plus que doublé en 2005.
Et je ne vois aucune raison pour qu’on ne puisse pas réaliser dans ce marché une telle croissance et atteindre 1.000 véhicules vendus. Je pense donc que BMW va croître au Maroc.

En Egypte, BMW a été leader du segment du haut de gamme en 2005, mais il est surtout présent à travers une unité d’assemblage. N’envisagez-vous pas de faire du montage au Maroc ?
Nous n’avons aucun projet d’unité de montage local au Maroc et ce pour deux raisons. D’une part, nous n’avons au stade actuel aucun besoin de construire une autre usine dans un pays d’Afrique du Nord comme le Maroc.
D’autres part, les conditions économiques du Maroc ne présenteraient pas d’avantages substantiels. Car lorsqu’on fait du montage local de voitures en CKD (NDLR : CKD signifie «Completely Knocked-down», c’est-à-dire entièrement démontées), on a des coûts additiennels qui sont notamment dûs à la logistique. Et ces coûts doivent être amortis par un différentiel douanier d’au moins 50% par rapport à des véhicules importés montés. En Egypte, les droits de douane sont de 20% pour tous les composants CKD et de 100% pour les véhicules importés. Il reste donc intéressant de faire du montage dans ce pays.

Concernant les futures nouveautés de BMW, est-il notamment question de céder à la vague des monospaces ?
BMW travaille actuellement sur un projet de nouveau véhicule, qui verra le jour en 2008. Il ne s’agit pas, à proprement parler, d’un monospace, mais plutôt d’un véhicule combinant à la fois les caractéristiques d’une voiture de sport à celles d’un coupé et d’un SAV (Sport Activity Vehicle) (NDLR : les SAV de BMW correspondent à des 4×4). Cette combinaison donnera naissance à un concept inédit dans l’automobile, puisque ce véhicule, qui pourra transporter quatre personnes, offrira une garde au sol élevée, une position de conduite sportive, une transmission intégrale… Le tout, dans une carrosserie de coupé et avec tous les ingrédients sportifs connus aux BMW.

Qu’en est-il des énergies alternatives, prévoyez-vous des véhicules à motorisations hybrides à l’horizon 2007 ?
Contrairement à beaucoup d’autres constructeurs, BMW a préféré développer un véhicule à hydrogène. Je l’ai moi-même conduit et je peux vous dire qu’il est fantastique, mais aussi qu’on est convaincu chez BMW que l’hydrogène sera la meilleure solution en définitive.
Certes, les véhicules hybrides sont à la mode, comme on le voit sur le marché américain. Mais en toute honnêteté, je vous dirais que la meilleure voiture hybride combinant un moteur à essence à un autre à électricité, n’est pas aussi efficace que notre technologie Diesel, en terme d’économie de carburant notamment. Ceci étant et parce que les experts prédisent que le marché des véhicules hybrides présente un potentiel de croissance de 2 à 3 %, nous avons également décidé de développer une voiture hybride et ce en collaboration avec nos partenaires. Mais quoi qu’il en soit, ce sera avant tout une BMW qui, là-encore, conservera tout son caractère sportif et dynamique.

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