La «bête» d’Obama fait tache face aux voitures électriques

La «bête» d’Obama fait tache face aux voitures électriques

La limousine du président américain Barack Obama, un véhicule diesel blindé surnommé «la bête», a fait tache vendredi dernier par rapport à la voiture électrique dont le Premier ministre portugais José Socrates a choisi de promouvoir l’usage en se rendant au sommet de l’Otan. Lors d’une rencontre bilatérale avant le sommet de Lisbonne, M. Socrates avait fièrement tenu à souligner, aux côtés du président américain, «la priorité que les deux pays attribuent aux énergies renouvelables et aux véhicules électriques». «Nous sommes d’accord qu’une opportunité majeure de renforcer notre coopération économique réside dans l’énergie propre et renouvelable», a confirmé M. Obama en citant les voitures électriques «comme un exemple de ce que le Portugal et l’Amérique peuvent réaliser ensemble». Il a aussi félicité le Portugal «pour le rôle pionnier extraordinaire» qu’il joue en la matière. Mais les deux dirigeants ont ensuite donné une image discordante de leurs priorités, le Portugais se rendant au sommet à bord d’une voiture électrique tandis que le locataire de la Maison-Blanche s’engouffrait dans sa grosse limousine. D’un poids de huit tonnes, le véhicule du président américain l’accompagne dans tous ses voyages à l’étranger, pour des raisons de sécurité. Il attendait déjà M. Obama à son arrivée en fin de matinée à l’aéroport international de Lisbonne. Le recours à des voitures électriques sans émissions de gaz à effet de serre -également utilisées vendredi dernier par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso- est «une première», affirme «l’Office portugais pour la mobilité électrique» dans un communiqué. Le Portugal «est le premier pays au monde à mettre en œuvre un réseau de rechargement de véhicules électriques à une échelle nationale», affirme l’Office. De fait, 25 communes portugaises sont déjà équipées d’une centaine de points de charge pour voitures électriques. Et les autorités ont pour objectif de doter le pays de quelque 1.350 stations d’ici la mi-2011. La Maison blanche n’a pas souhaité commenter dans l’immédiat le problème d’image que posait le recours à la «bête». Mais elle a régulièrement, par le passé, estimé que la sécurité du président américain n’était «pas négociable».

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