La Bugatti Veyron s’attaque à l’Eurofighter Typhoon

La Bugatti Veyron s’attaque à l’Eurofighter Typhoon

Parce qu’elle est considérée comme la voiture de série la plus rapide du monde (407 km/h), la Bugatti Veyron s’est attaquée, sans coup frémir, à un avion de chasse. Et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit de l’Eurofighter Typhoon. Pour ceux qui ne le connaissent pas, ce remplaçant du célèbre Tornado (qui avait été utilisé par la Coalition lors de la Guerre du Golfe en 1991) est également un engin développé par plusieurs pays européens (Allemagne, France, Italie, Espagne). Il s’agit d’un avion de combat multi-rôles de dernière génération. Sans trop sombrer sur ses détails techniques, on retiendra qu’il est propulsé par un puissant turboréacteur (du type Eurojet EJ200-3A) et que sa vitesse maxi est d’environ 2 Mach et plus précisément 2470 km/h ! Bien entendu, une telle allure ne s’atteint pas sur l’asphalte, mais bien dans les airs. Du coup, c’est sur le premier terrain de jeu que la française naturalisée allemande (le constructeur français Bugatti fait partie du groupe Volkswagen) a voulu taquiner le chasseur européen. Et dans ce genre d’exploit, on tient notamment compte de deux à trois types d’accélérations : le 500 mètres départ arrêté et le 1.000 m, voire 1.500 m (départ arrêté aussi).
La confrontation a eu lieu récemment sur un vaste tarmac de la base aérienne de la RAF (Royal Air Force) à Coningsby. Au volant de la Veyron, Marc Hammond, un journaliste automobile pas véreux, mais très tenace et amoureux de la vitesse. L’Eurofighter Typhoon, lui, était piloté par un vrai pilote de chasse. Comme le montrent les photos, l’avion s’est logiquement incliné sur les premières centaines de mètres. Sur le 500 m départ arrêté, on voit même une nette percée de la Veyron devant son rival ailé. Normal, l’Eurofighter Typhoon affiche plus de 11.000 kg sur la balance, alors que la Bugatti pèse moins de 2.000 kg. Sur le 1.000 m départ arrêté, le bolide était toujours un peu en avance, le Typhoon n’ayant commencer à pointer son nez plus en avant qu’une fois que ses roues avaient bien quitté le bitume. Ce n’est pas la première fois qu’une rencontre de ce genre est organisée. En effet, dans le registre des duels entre une super-car et un avion de chasse, on se souvient encore d’une course (en 2002) entre une Dodge Viper et un F16 en 2003 ; la Dodge avait alors perdu sur toutes les accélérations.
Puis vers la fin 2003, une monoplace de F1 (Ferrari F2003) pilotée par Michael Schumacher, s’était confrontée au même Typhoon et l’avait battu sur les 500 premiers mètres.
Reste que ces duels, s’ils sont aussi captivants et spectaculaires à voir, ils n’ont aucune utilité, y compris sur les plans marketing et retombées médiatico-commerciales. On n’achète pas une supercar du fait qu’elle ait osé défier un avion de chasse. Croire l’inverse serait d’ailleurs aberrant.

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