La saga de la petite Fiat 500

La saga de la petite Fiat 500

La Fiat 500 est lancée en Italie entre 1957 et 1972 avec des mensurations modestes et un équipement sommaire qui lui a valu son succès auprès des classes moyennes. Deux portes, mais une belle esthétique, simple et sobre. Pas vraiment de point distinctif à part la petite capote ouvrable à volonté. Un moteur cylindre installé à l’arrière, plafonné à 95 km à l’heure sur quatre petites routes. C’est une voiture économique de moins de 3 mètres de long, avec un réservoir d’essence situé sous le capot, laissant peu de places aux bagages.
Les origines de la Fiat 500 remontent à 1936, quand la Topolino, dessinée par Dante Giascosa, s’élance à l’assaut des routes européennes. Abandonnée en 1954 (la Fiat 500 n’a jamais pu devenir une urbaine, ni s’affranchir tout à fait de cette appartenance aux classes populaires), elle ressuscite en 1957 avec la première série de la «Nuova 500» dévoilée au salon de Turin.
Cette version est pourtant sans artifices : glaces fixes, aucun chrome sur les flancs. La deuxième série, sortie trois mois plus tard, est une correction par rapport à la première. Beaucoup d’efforts dans les détails, avec des phares à visière, des enjoliveurs de roues, des vitres avant descendantes. De quoi reléguer la première série au rang de lversion économique.
En 1958, le constructeur, donne un nouveau coup de fouet à la Fiat 500, tirée désormais par 15 CV avec le modèle «Super». Puis vint le modèle Sport avec de l’énergie à revendre. Monstre de l’époque, le moteur totalise 499,5 cm3 et 21,5 CV et une vitesse de 105 km/H. Mais ce modèle aura une vie éphémère. La machine continue pour Fiat.
De nouvelles innovations interviennent en 1959. Le toit ouvrant est présent sur tous les modèles, mais ne découvrant que les places avant. Pour la première fois, la F-500 présente des feux de positions et des indicateurs de directions sous les phares. Une année plus tard, la Nuova 500 change de nom et devient la 500 D.
Mais, plus qu’une simple appellation, le saut est aussi quantitatif. Le nouveau modèle présente un moteur de 17,5 CV, ancêtre de la version Sport. Par souci d’espace, la banquette arrière devient rabattable et le coffre avant, souvent critiqué par les spécialistes, est réaménagé. L’éclairage est aussi revu, code de la route oblige.
Entre 1960 et 1965, les innovations se poursuivent. Apparition des essuie-glaces à retour automatique, bourelet de protection sur la planche de bord, points de fixation sur les ceintures de sécurité avant, lame supplémentaire sur les ressorts de suspension. Puis, la 500 D change encore de nom et devient la 500 F, avec des portières dans le sens de la marche, de nouveaux feux arrière et un moteur propulsé à 18 CV. La surface vitrée prend plus de place avec la disparition des baguettes latérales chromées. Puis vint1968, année de révolutions et de révoltes. Les mouvements estudiantins réclament dans tous les continents un monde meilleur. La Fiat 500 en profite pour franchir allègrement le cap des 500 000 unités vendues et passer au raffinement avec le lancement de la 500 L. Nouvel aménagement intérieur, nouveau compteur, nouveau volant, nouveaux sièges avant, désormais inclinables et une moquette.
Et, côté sécurité, renforcement des pare-chocs. De belles innovations qui n’empêchent pas la roue de tourner. En 1972, c’est le terminus. Le dernier modèle de Fiat 500 est présenté sous le nom de la 500 R, avec des jantes de 126. Trois ans plus tard, le groupe Fiat lance la 126 pour remplacer la Fiat 500. Celle-ci verra ainsi sa carrière internationale abrogée. Recentrée sur l’Italie (les Jardinières sont fabriquées par Autobianchi jusqu’en 1977), la Fiat 500 tentera de prendre sa revanche. Elle a tout au moins pris une retraite méritée après avoir été écoulée 3,6 millions de fois, dans toutes ses versions.

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