Land Rover Freelander II : Le plus doué de tous les SUV

Oubliez tout ce que vous savez sur les SUV (Sport Utility Vehicle). Celui de Land Rover, en l’occurrence le nouveau Freelander, passe partout grâce à sa transmission sophistiquée, a été élu «4×4 de l’année» 2007 et fut le premier de sa catégorie à décrocher les cinq étoiles aux crash-tests Euro NCAP. Dès lors, tout laisse croire que ce «baby-Range» est né sous une bonne étoile. On pourrait en dire autant pour son lancement au Maroc puisqu’il a coïncidé avec la tenue du Salon Auto-Loisirs.
Un événement où le 4×4 a fait son show, dix jours durant, sur fond d’essais et de manœuvres off-road. Objectif : montrer de quoi chaque modèle est capable en matière de franchissement. Un jeu auquel s’est adonné avec joie le dernier-né de Land Rover, comme ont pu le découvrir les nombreux journalistes, puisque la conférence de presse s’est justement déroulée dans ce Salon.
Mais avant de monter à son bord et d’expérimenter ses aptitudes tout-terrain (en compagnie d’un pilote professionnel), les journalistes ont d’abord eu droit à une présentation intégrale du véhicule. Ainsi, sous l’œil attentif de Rachid Fadouach, directeur général-adjoint de Smeia, Amine Douiri, responsable marketing du même groupe, a commencé par un rappel de l’histoire de la marque et son positionnement actuel dans le paysage automobile mondial. Fondée en 1948, le constructeur à l’Ovale verte a débuté son activité par la production de tout-terrain purs et durs. Mais, à l’aube des années 70, le constructeur britannique va créer le véhicule qui lui permettra plus tard d’être reconnu comme étant le pionnier du 4×4 de luxe: le Range Rover. Tout cela pour dire qu’aujourd’hui, le positionnement haut de gamme de Land Rover dans ce segment est tout sauf fortuit. Il est même légitime et en tout cas très perceptible à travers la gamme actuelle de la marque.
A son tour, le cadet de la famille se devait de ne pas déroger à cette règle et donc, de se rapprocher au mieux de ses grands frères. Un objectif qu’il réussit à presque tous les égards. D’abord esthétiquement, en adoptant la nouvelle identité visuelle de la marque : capot en forme de couvercle, projecteur à double optique, ouïes latérales avant, ligne de caisse droite, feux à fond complexe à l’arrière… etc. Au passage, le Freelander II perd sa roue de secours en sac à dos, histoire de paraître un cran plus chic que son devancier.
Au-delà du style, c’est aussi sur le plan technique que le Freelander II hérite des acquis du Range Rover et du Discovery III. L’allusion est ici faite au «Terrain Response» qui équipe de série le nouveau Freelander. Ultra-sophistiqué et exclusif à la marque, ce dispositif électronique est associé à la transmission intégrale pour la rendre intelligente et donc plus efficace. Concrètement, il s’agit d’un sélecteur disposé devant le levier de vitesses et que le conducteur règle en fonction de la surface sur laquelle évolue le véhicule. Le Terrain Response adapte alors les réactions du moteur, de la boîte de vitesse, du différentiel central et des autres systèmes électroniques pour mieux répondre aux spécificités du terrain (d’où son nom). Et lors des essais effectués sur le parcours de la zone d’évolution (aménagée dans le Salon), le comportement du Freelander II a été tout simplement bluffant. Rampe franchie, passage dans le gué, équilibre sur un angle à forte inclinaison…, il est passé partout. Le pilote s’est même permis de s’arrêter sur un banc de sable, pour l’ensabler : il n’en fut rien !
Mécaniquement et sur les trois motorisations de la gamme Freelander, Smeia en a retenu deux : un six cylindres en ligne de 3,2 litres (233 chevaux) et un quatre cylindres turbodiesel common rail de 2,2 l (160 ch). Deux puissants blocs, qui ont la particularité au Maroc d’être affichés au même prix selon l’une des deux finitions proposées : S et HSE. Dans la première, on trouve d’emblée le Terrain Response, le régulateur de vitesse, une alarme anti-vol, 7 airbags (dont un pour les genoux du conducteur), le détecteur de pluie, l’allumage automatique des phares, l’autoradio CD avec commandes au volant, des jantes en alliages de 17 pouces, ainsi qu’une kyrielle d’aide à la conduite : ABS avec EBD et EBA, anti-patinage ETC, contrôle de freinage en courbe CBC, contrôle dynamique de stabilité DSC, contrôle dynamique du roulis RSC et contrôle d’adhérence en descente HDC (ouf !).
Plus embourgeoisé, le Freelander HSE ajoute, lui, la sellerie et le volant en cuir, un radar de stationnement, des phares bi-xénon, des jantes de 18’’ et une installation audio de grande qualité (système Alpine à chargeur 6 CD/MP3 avec 8 HP et subwoofer). Le tout affiché à 515.000 DH, alors que la version S est accessible à 415.000 DH. C’est un cran plus cher que la concurrence, mais très compétitif pour un 4×4 haut de gamme. Ceci étant et à la question de savoir si ce modèle qui chasse sur les terres du BMW X3 pourrait «cannibaliser» ce dernier (?), la réponse de M. Fadouach est sans équivoque : ce sont deux produits qui répondent à des besoins et des profils de clientèle différents.
Le DGA de la Smeia avance par ailleurs que son groupe ambitionne d’en livrer une soixantaine d’ici le 31 décembre 2007. Un objectif réalisable, même si la version Diesel ne sera disponible que vers la fin août (2007). Et c’est vraisemblablement le Diesel qui devrait aussi permettre au Freelander d’atteindre ses prévisions de ventes sur une année pleine comme 2008 à savoir, 200 unités. Le Freelander II serait-il alors un pur franchisseur… d’objectifs?

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