Le Hover de Great Wall : Le meilleur du 4×4 chinois

Le Hover de Great Wall : Le meilleur du 4×4 chinois

Comptant parmi les cinq plus grands constructeurs automobiles chinois, Great Wall Motor (GWM) est strictement présent dans deux segments, à savoir celui des pick-up et celui des 4×4. Deux familles de véhicules assez proches sur les plans technique et conceptuel. Mais ce sont aussi deux segments dont cette marque, installée à Baoding City, revendique le leadership au sein du marché chinois (lire l’interview en bas). Pour ce qui est des pick-up, c’est le Deer qui fait office de best-seller depuis plusieurs années, tandis que du côté des tout-terrain, le modèle Safe a surfé haut dans les ventes jusqu’à la fin 2005, avant que le dernier-né de la maison lui ait raflé la vedette.
Il s’agit du Hover, qui est apparu en septembre dernier et qui a été la principale nouveauté du stand Madiva lors de l’Auto-Expo 2006. C’est aussi un véhicule qui connaît un joli succès commercial en Chine et qui a été introduit sur le marché italien il y a quelques mois. Normal, cet imposant baroudeur ne manque pas d’allure. Le design est même l’un de ses points forts, permettant à GWM un superbe travail d’image sur tous les marchés étrangers dans lequel il est présent.
Esthétiquement, le Hover montre une silhouette équilibrée, harmonieuse et en tout cas propre à lui. En effet, avec ses feux en forme de losange et sa calandre généreusement chromée, la face avant affiche une forte personnalité, presque rare sur un véhicule chinois. L’ensemble, assez massif par ses dimensions (4,62 m de longueur et 1,71 m en hauteur), accentue son aspect musclé par des passages de roues proéminents.
Encore plus spectaculaire, la ligne de toit se veut résolument dynamique par sa légère inclinaison et son becquet de toit. A ce niveau du véhicule, le dessin atypique des feux verticaux ajoute encore plus d’originalité à ce 4×4. Bref, le look réussi du Hover, qui plus est ne copie aucun modèle déjà existant, montre que, visiblement, les designers de Great Wall Motor ne manquent ni de créativité ni de talent. Qu’en est-il de son bord ? Une question qu’il faut d’abord aborder par la générosité du volume habitable. Car, comme le montre sa carrosserie de profil, le Hover offre bel et bien les proportions intérieures d’un break et notamment pour ce qui est de la capacité du coffre.
Pour le reste, le Hover est loin d’être banal, comme le prouve le dessin de sa planche de bord et sa console centrale verticale. Au bas de celle-ci, la présence d’une deuxième boîte de transfert est là pour rappeler que ce 4×4 peut prétendre à des manœuvres de franchissement sur terrain difficile.
Pour cela, le Hover dispose d’une garde au sol suffisante (20 cm) et d’une transmission intégrale enclenchable pouvant ainsi passer de deux à quatre roues motrices. Ces dernières étant de surcroît chaussées par de larges pneus tout-terrain de 17 pouces. Côté motorisation, et en attendant de recevoir un Diesel, ce costaud chinois fait confiance à un 2,4 litres essence d’origine Mitsubishi qui développe la puissance de 130 chevaux. Mais pour de nombreux clients, le Hover fera plus office d’un véhicule pour tous les jours. Pour cela, le confort n’est pas en reste avec des équipements comme les sièges en cuir, dont celui du conducteur à réglages électriques ; la climatisation automatique ; un changeur de 6 CD ; un toit ouvrant électrique ou encore le rétroviseur intérieur anti-éblouissement (électrochrome).
A cela s’ajoutent le (désormais) incontournable double airbag, ainsi qu’un ABS de dernière génération (Bosch 8.0) intégrant un répartiteur de freinage (EBD). Bref, le Hover a toutes ses chances pour séduire d’autres clients que des Chinois. Au Maroc, sa commercialisation est à l’étude actuellement, mais devrait probablement aboutir dans les mois qui viennent.
A n’en pas douter, le Hover reste assurément un produit très attractif. C’est ce que laisse croire Guillaume Belan, le directeur général de Madiva, qui a avancé : «Le Hover démontre que les constructeurs chinois ne s’arrêtent pas qu’aux véhicules utilitaires, mais savent aussi concevoir des voitures qui plaisent au grand public».
Abdelmajid Aït Lafkih, directeur général adjoint de Madiva, lui, ajoute : «Voilà un modèle qui, plus que jamais, donne une image très flatteuse de ce que peuvent produire les Chinois». On lui aura laissé le mot de la fin.

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