Le profil de la voiture «too much»

Si vous avez l’occasion de découvrir le catalogue d’une Maybach, d’une Rolls, ou même celui d’une des grosses berlines de plus de 5 mètres (disponibles au Maroc), vous y trouverez des équipements dignes d’un salon. Passe encore pour des habitacles massivement recouverts d’érable, de platane, d’acajou, de chênes ou d’un autre bois précieux qui vous plongent dans une ambiance plutôt «forestière». Idem pour la sellerie intégralement habillée de cuir moelleux aux odeurs si enivrantes. Non, la limousine du très haut de gamme va encore plus loin ! Bien entendu, on y monte à l’arrière et on se fait conduire par un chauffeur, mais surtout, on ne se sent pas à bord d’une voiture.
Le fait de poser ses pieds sur une épaisse moquette en laine épaisse ou carrément en peau de bison procure un sentiment de bien-être aux deux organes qui qualifient un bipède comme étant tel quel (les pieds). Un sensation de volupté que complètent non pas le toucher, mais la simple vue de matériaux nobles, tels que l’aluminium brossé, l’alcantara, ou encore le cristal. Ce dernier flatte l’ego du propriétaire heureux et nanti, lorsqu’il tient l’une des coupes du service à champagne, «gracieusement» livré avec le mini-bar. Toujours dans le même registre, la banquette, ou plutôt, les fauteuils d’une Maybach ou d’une Rolls prennent soin de votre postérieur comme personne d’autre ! Repose-pieds, repose-tête, réglage lombaire, chauffage en hiver, ventilation froide pour l’été, fonction massage, de quoi offrir un maximum de tonus pour monsieur le P-dg quand il arrive à 10 heures du matin tout frais au siège de l’empire qu’il dirige. Et quand il prend son carrosse pour voyager et effectuer un long parcours, l’agrément chasse l’ennui grâce à l’installation multimédia, au diapason des dernières trouvailles high tech. Ecrans plasma accolés au dos des appuis-tête avant, dispositif home-cinéma intégrant lecteur DVD et moniteur TV et connexion pour PC portables et console de jeu.
Tout cela dans une atmosphère régulée au degrés près, par un dispositif de climatisation bien plus perfectionné que celui que l’on retrouve sur une voiture ordinaire. Il recourt à des capteurs d’ensoleillement nichés sur le toit de l’auto, à un groupe frigorifique indépendant du moteur et non pas à des diffuseurs, mais à des surfaces poreuses qui diffusent l’air (chaud ou froid) dans l’habitacle en fonction de la position de l’occupant. Rien que cela !
Que de gadgets qui vous feront dire le mot : «Déjà !», lorsque vous entendrez : «Vous pouvez descendre monsieur, nous sommes arrivés…». En attendant, tout cela n’est qu’illusoire, sauf pour la minorité de gens qui en font déjà l’allègre expérience.

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