Le secteur de l’automobile continue de creuser son sillon au Maroc

Le secteur de l’automobile continue de creuser son sillon au Maroc

Objectif : Un chiffre d’affaires à l’export de 100 MMDH à l’horizon 2020

L’augmentation de la capacité de production permettra ainsi la création de 160.000 emplois supplémentaires.

Le troisième salon de la sous-traitance a ouvert, mercredi 20 avril, ses portes, dans la zone franche de Tanger, avec la participation d’un nombre important de représentants des métiers de l’automobile aussi bien au Maroc qu’à l’étranger. A l’instar des années précédentes, cette manifestation de trois jours constitue une occasion pour mettre en avant l’importance de l’industrie automobile, considérée comme étant «le premier secteur exportateur du Maroc.

Nous avons réalisé, en 2015, 50 milliards de dirhams de chiffre d’affaires à l’export», a indiqué Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique.  De belles réalisations ont été concrétisées, selon l’intervenant, dans le secteur automobile dans le cadre d’un partenariat public-privé. D’ailleurs, le lancement en avril 2014 du plan a permis, a tenu à rappeler M. Elalamy, la signature de 36 contrats d’investissement dans le secteur de l’automobile grâce à l’appui du Fonds Hassan II pour le développement économique et social.  Il en résulte «la création de 11.863 emplois, soit 49% engagés dans le cadre des 4 premiers écosystèmes, qui ont été lancés en octobre 2014 et sont en cours de concrétisation», a-t-il précisé.

En continuant de prendre le pas sur les pays de la région (premier constructeur en Afrique du nord et deuxième à l’échelle du continent), le Maroc ambitionne d’atteindre une capacité de production d’un million de véhicules par an. Ce qui lui permet de «passer de 50 milliards de dirhams de chiffres à l’export à 100 milliards de dirhams à l’horizon 2020», a dit M. Elalamy, faisant remarquer que l’augmentation de la capacité de production permettra ainsi la création de 160.000 emplois supplémentaires.

Initié par l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile (Amica), ce troisième salon constitue, selon les organisateurs, pour les sous-traitants locaux une bonne occasion pour se faire connaître auprès des équipementiers et intégrer leur panel fournisseurs. Il permet aussi pour «les sous-traitants internationaux de valoriser le business potentiel en s’installant à proximité de leurs futurs clients», a souligné Hakim Abdelmoumen, président de l’Amica. Vu l’importance des ressources humaines dans le développement du secteur automobile dans son ensemble, les travaux de cette cérémonie d’ouverture ont connu la signature officielle par M. Elalamy, M. Abdelmoumen et Larbi Bencheikh, directeur général de l’OFPPT, de deux contrats relatifs à l’offre de formation pour l’accompagnement des écosystèmes automobiles. La conclusion de ces deux conventions s’inscrit dans «un esprit de partage et de mutualisation, tel que voulu par le PAI», a souligné M. Bencheikh.

Ce dernier a tenu à rappeler que les contrats de performance des écosystèmes automobiles prévoient la création de 56.500 emplois à l’horizon 2020. «Grâce au rapprochement entre les besoins en profils identifiés par les écosystèmes et l’offre de formation professionnelle sur la période 2015-2020, et un travail concerté entre nos équipes, l’OFPPT réalisera 93% de la demande», a dit M. Bencheikh.

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