Leasing et LOA : Fin du privilège

Leasing et LOA : Fin du privilège

Voilà une suppression, pour le moins brutale, qui vient menacer tout une branche d’activité, celle des sociétés de financement spécialisées dans le leasing et la Location avec option d’achat (LOA), mais aussi le secteur de la vente de véhicules neufs au Maroc. En effet, selon les nouvelles dispositions du Code général des impôts (CGI) (article 92), les biens d’investissement et biens d’équipement acquis par les sociétés de leasing et de la LOA ne pourront plus bénéficier de l’exonération de la TVA dont bénéficiaient ces organismes jusqu’au 31 décembre 2006, ni faire l’objet d’une récupération de cette même taxe qui grève leurs factures d’achat. Concrètement, les sociétés de leasing et de la LOA devront -vraisemblablement- supporter l’écart ou plutôt le paiement du solde, entre d’une part, le taux de la TVA sur les biens acquis aux taux de 14% (pour les véhicules économiques) et 20% (pour les autres voitures) et d’autre part, le taux facturé au client et qui est de 10%. Du fait de ce nouveau régime fiscal défavorable, lesdites sociétés (leasing et LOA) verraient ainsi leurs comptes plombés par la non-récupération du crédit de la TVA.
Conséquence : leurs formules de-viendraient alors moins compétitives (et donc moins attractives) qu’un crédit bancaire classique pour l’acheteur lambda. La disparition de la LOA freinera-t-elle grandement les ventes de véhicules neufs au Maroc? Une interrogation que l’on est en droit de se poser. Une chose est sûre: cette problématique surgit à l’heure où le leasing pour les particuliers était devenu un catalyseur pour le marché automobile marocain. Selon un professionnel du financement, «les ventes à crédit représentent plus de 80% des transactions dans le marché automobile du neuf, dont près de 50% faites à travers la location avec option d’achat». Il indique, par ailleurs, que le leasing aurait enregistré une croissance de 30% en 2006. Actuellement, il semblerait que les sociétés de financement et de crédit aient soumis différents scenarii au ministère des Finances. Statu quo donc, mais en attendant, ce sont les acheteurs finaux qui font les frais de ce revirement de situation, n’ayant plus droit à des mensualités attractives de la LOA. De quoi freiner bien des achats en concessions. Au fait, qui a dit que le marché automobile marocain atteindrait le cap tant espéré des 100.000 véhicules en 2007 ?

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